Réfugiés syriens au Liban dans un camp informel sous la neige. Photo : Oxfam

Les Amis de la Syrie doivent concentrer leurs efforts pour que les voix des Syriens soient au cœur des discussions et que soit mis fin aux violences

Published: 10 January 2014

La France organise le 12 janvier à Paris une rencontre ministérielle des onze pays du « Core Group » des Amis de la Syrie. Présidée par Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, elle se tiendra en présence d’une délégation de la Coalition nationale syrienne conduite par Ahmed Al-Jarba, président récemment réélu dans ses fonctions.

En outre, John Kerry et Sergei Lavrov doivent se rencontrer à Paris le lundi 13 janvier afin de discuter des préparatifs de la Conférence de Paix de « Genève II » prévue du 22 au 24 janvier.

Pour Nicolas Vercken, d’Oxfam France :

« Le débat portant sur quel pays devrait ou ne devrait pas être sur la liste d’invités risque de nous détourner de l’essentiel. Les pourparlers de Genève, ou de Montreux, représentent la meilleure chance d’atténuer les souffrances des Syriens pris au piège dans ce conflit.

« La réunion du Groupe des Amis de la Syrie ce week-end doit ainsi se concentrer sur l’avancement de mesures pouvant améliorer rapidement la situation humanitaire et mettre fin aux violences. Chaque seconde à Genève va compter et ce ne sera pas le moment de revenir sur ce qui a déjà été acquis : l’ensemble des participants à ces négociations devront souscrire aux principes du Communiqué de Genève, et s’engager à les mettre en œuvre.

« Genève II ne débouchera probablement pas sur une paix immédiate, mais ces négociations doivent néanmoins produire un calendrier et un processus clairs afin d’aboutir à une résolution de la crise.

« Ce sont les voix des Syriens qui doivent être au cœur du débat portant sur le futur de leur pays. Afin que les négociations aboutissent à une paix réelle et durable, toutes les voix, notamment celles des femmes et des organisations de la société civile, doivent être entendues.

« Oxfam estime que les négociations de paix devraient concerner l’ensemble des gouvernements et institutions impliqués dans le conflit ainsi que celles et ceux comptant s’investir dans la reconstruction de la Syrie. Tout comme l’a déclaré publiquement Ban Ki Moon, nous pensons que l’Iran a un rôle important à jouer dans cette conférence, compte tenu de la dimension régionale du conflit. »

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Nicolas Vercken est disponible pour des interviews ce week-end. Pour de plus amples informations, merci de bien vouloir contacter :

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