Prévenir les catastrophes naturelles donne une longueur d'avance aux communautés

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Les catastrophes naturelles ne peuvent pas être facilement évitées. Toutefois, leur impact peut être limité en appliquant les stratégies adéquates de réduction des risques. Oxfam dispose de plans d'urgence pour les événements imprévus dans les régions prédisposées aux catastrophes.

Les catastrophes naturelles ne peuvent pas être facilement évitées. Toutefois, leur impact peut être limité en appliquant les stratégies adéquates de réduction des risques. Oxfam dispose de plans d'urgence pour les événements imprévus dans les régions prédisposées aux catastrophes.

Aujourd'hui, les partenaires locaux renforcent leurs capacités en conséquence. Le partenaire pakistanais Laar Humanitarian and Development Programme (LHDP) distribue actuellement l'aide d'urgence aux victimes des inondations récurrentes de la région du Sindh. Il intégrera les stratégies de réduction de risques à  ses programmes de réhabilitation.

LHDP opère dans le district de Kambar-Shahdad Kot. Les pluies diluviennes et des brèches dans les parois des canaux et dans les digues de protection ont inondé le district et provoqué le déplacement de 260 000 personnes. 20 000 têtes de bétail ont disparu et 50 000 têtes de bétail sont atteintes de différentes maladies. Toutes les sources d'eau potable ont été contaminées et 97 % de la population a perdu ses moyens d'existence.

La catastrophe est un défi au développement

 OxfamLa région de Kambar-Shahdad Kot n'en est pas à  sa première catastrophe. Les moyens économiques des communautés sont vulnérables, tout comme la position stratégique du district. Les ONG locales et internationales travaillent sur un certain nombre de sujets pour accélérer la croissance du secteur. Toutefois, au cas où une catastrophe se produirait, tout ce qui a été réalisé disparaà®trait, ramenant le développement du secteur à  plusieurs années en arrière. Des stratégies de prévention des désastres pourraient aider à  réduire la vulnérabilité des communautés en cas d'urgence.

Les moyens d'existence pour la majorité de la population sont liés à  l'agriculture, au bétail et aux petits commerces. Les petits propriétaires terriens et les fermiers sont ceux qui ont le plus souffert des dernières inondations. Ils ne pourront défricher leurs terres avant deux ans au moins. Ils n'auront donc pas de récoltes, ni un revenu substantiel, à  moins de trouver des sources alternatives de revenus. LHDP aide les personnes à  diversifier leurs moyens d'existence et vaccine leur bétail.

Un système de première alerte

Aucun système de première alerte n'existait et la montée rapide des eaux a surpris de nombreuses communautés. Des rumeurs sur la rapidité et la direction des eaux ont entraà®né la panique poussant les gens à  fuir les villes non menacées. Trois habitants de la ville de Shahdad-Kot sont morts d'un arrêt du cÅ“ur et deux femmes ont fait une fausse couche en apprenant que le niveau de l'eau allait atteindre 45 mètres de haut dans leur ville. LHDP envisage d'assurer des formations pour les organisations des communautés pour apprendre à  évaluer les risques, des techniques adéquates d'évacuation ainsi que des techniques de santé et d'hygiène. Oxfam GB a déjà  soutenu Public Health Promotors and Public Health Engineers pour proposer des formations au personnel de LHDP, qui proposera à  son tour des formations aux communautés. Par ailleurs, LHDP discute avec les autorités d'un système de première alerte qui fournira des renseignements fiables aux gens afin de leur permettre de prendre les mesures adéquates. En fin de compte, les communautés devraient avoir la possibilité de protéger leurs membres et leurs biens en cas de catastrophe et de reprendre une vie normale le plus rapidement possible dès la fin de la catastrophe.

Source : Oxfam Novib
Auteur : Mirjam van den Berg