Ajabnagar, Bengal Ouest : bénéficiaires d'aide. Photo : Anisa Draboo/Oxfam
L'aide et l'annulation de la dette sont essentielles aux pays pauvres pour s'en sortir

Efficacité de l'aide

Deux grands problèmes affectent sérieusement les chances des pays pauvres de vaincre la pauvreté. L’un de ces problèmes est le niveau d’aide que reçoivent ces pays. L’autre problème est l'ampleur de la dette qu’ils remboursent.

Aider plus et mieux

La pauvreté ne sera pas éradiquée sans une augmentation immédiate et significative de l’aide internationale.

Un consensus émerge également sur l’efficacité de l’aide : seuls des changements fondamentaux dans la manière dont l’aide est fournie pourront générer un maximum de bénéfices.

Cette aide ne doit plus être subordonnée à la promesse de changements économiques de la part des bénéficiaires, comme la privatisation ou la déréglementation de leurs services, la réduction des dépenses de santé et d’éducation, ou l’ouverture de leurs marchés. L’aide doit appuyer les propres programmes et initiatives des pays et communautés pauvres pour sortir de la pauvreté.

En même temps, les pays bénéficiaires doivent mettre en place des personnes et des politiques pour veiller à ce que l’aide soit utilisée en toute honnêteté et transparence. L'aide fonctionnera uniquement si les personnes qui s’en occupent, au Nord comme au Sud, sont tenues de rendre des comptes.

L’aide doit également mieux se concentrer sur les besoins des populations pauvres. Cela signifie consacrer davantage d’aide aux domaines comme les soins de santé primaires et l’éducation.

La dette

Faire en sorte que les pays en développement reçoivent l'aide financière dont ils ont besoin est tout aussi important que l'annulation des dettes qu’ils ne peuvent rembourser.
Dans le monde entier, les pays pauvres sont forcés de rembourser des dettes bien plus importantes que leurs emprunts d’origine, au lieu de consacrer ces fonds aux biens et équipements de première nécessité, tels que les écoles et les hôpitaux.

L'annulation de la dette peut vraiment faire toute la différence.
Depuis l'annulation de la dette de la Zambie en 2005, son gouvernement a pu mettre en place un système de soins médicaux gratuits pour les populations rurales et supprimer ainsi des frais qui jadis empêchaient des millions de personnes de bénéficier des soins dont elles avaient besoin.

Un nouvel élan a également été donné à l'éducation : les fonds supplémentaires libérés par l’allégement de la dette ont financé l'arrivée de 4.500 nouveaux enseignants, ce qui faisait cruellement défaut.

L’alliance entre l’aide fournie et l’allégement de la dette a permis à des millions d'enfants en Tanzanie, en Ouganda, au Kenya et au Malawi d’être aujourd'hui scolarisés.

Ce que nous pouvons faire ensemble

Notre campagne sur la santé et l'éducation exige des dirigeant-e-s du monde entier qu'ils et elles annulent la dette des pays pauvres et augmentent l’aide publique au développement pour que les populations obtiennent des services de santé, des centres d’apprentissage pour adultes, des écoles et des collèges de bonne qualité.

Les pays riches ont fait des progrès sur ces questions lors du sommet du G8 de 2005. Ils ont promis d’annuler une partie de la dette de 42 pays et de fournir une aide supplémentaire de 100 milliards de dollars d’ici 2010, dont la moitié à l’Afrique.

Mais trois ans plus tard, les dirigeants du G8 ne se sont toujours pas mis d’accord sur la manière dont ils comptent honorer leurs promesses.

Nous leur demandons instamment de veiller à respecter leur engagement.

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