Madjuta Chauque, 23, espera el resultado de la prueba del VIH en el ambulatorio de Machaze, Mozambique. Autor: Steve Simon/Oxfam
Le gouvernement du Mozambique a pu financer la formation et l'embauche de plus de travailleurs de la santé

L’Italie au Mozambique : investissement dans la santé

Données clés:

  • L’aide financière a permis au gouvernement mozambicain d’accroître ses dépenses en matière de santé de plus de 50 %.
  • Le nombre de centres médicaux dans le pays a augmenté de 25 % au cours des 5 dernières années.
  • Au cours des 10 dernières années, le nombre de mères mourant à l’accouchement a baissé de plus de 50 % et le nombre d’enfants mourant avant leur cinquième anniversaire a baissé de 18 %.

En 1990, le Mozambique était le pays le plus pauvre du monde. Depuis, l’économie du pays a enregistré une croissance et des progrès ont été faits en matière de développement. L’aide de l’Italie et d’autres pays riches a été essentielle pour soutenir le gouvernement mozambicain dans sa lutte contre la pauvreté.

L’aide financière a contribué à la réduction de plus de 50 % du nombre de mères mourant à l’accouchement au cours des dix dernières années ; elle a également permis de réduire considérablement le nombre d’enfants mourant avant leur cinquième anniversaire.

Comment l’aide financière a-t-elle permis d’y parvenir ?

Et bien, surtout grâce au gouvernement mozambicain qui a su utiliser ces fonds pour former et payer davantage de professionnels de la santé, et construire plus de centres médicaux dans tout le Mozambique, permettant aux populations d’avoir accès aux services élémentaires et aux médicaments.

Le gouvernement mozambicain a un plan national de lutte contre la pauvreté et veille à ce que le Mozambique atteigne les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Toutefois, ses propres ressources seules ne peuvent pas financer ce plan. Actuellement, 19 pays riches se sont réunis pour fournir 240 millions de dollars en aide directement au gouvernement, à la condition que ce pays mette en œuvre son plan de lutte contre la pauvreté de manière transparente et en rendant des comptes. L’un de ces 19 pays donateurs est l’Italie, qui en 2007 a fourni 4,2 millions d’euros d’aide au gouvernement directement (13,2 % du montant total investi par l’Italie dans ce pays).

Malgré les progrès, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir.

Une Mozambicaine a plus de 100 fois plus de risques qu’une Italienne de mourir pendant sa grossesse ou à l’accouchement. Au Mozambique, 1 enfant sur 5 meurt toujours avant d’atteindre l’âge de 5 ans. Malgré d’impressionnantes augmentations du budget national consacré à la santé, le gouvernement mozambicain dépense moins de la moitié de la somme par personne recommandée dans le domaine médical, par l’Organisation Mondiale de la Santé, et cela ne pourra pas changer sans l’aide de donateurs.

Quelles sont les prochaines étapes ?

  • Le Mozambique a besoin d’un soutien financier continu et prévisible sous forme d’aide budgétaire correctement surveillée pour que les progrès dans le domaine de la santé puissent continuer.
  • Davantage d’aide financière fournie de manière transparente et en rendant compte permettrait de mettre le Mozambique sur la bonne voie pour atteindre les OMD de 2015 sur la réduction de la mortalité maternelle et infantile.
  • Atteindre les OMD signifierait que jusqu’à 30.000 enfants de moins, d’un âge inférieur à 5 ans, mourraient chaque année ; ce chiffre est équivalent à un tiers de la population de Pise.
  • Davantage d’aide pourrait également permettre au Mozambique de supprimer le ticket modérateur et de donner accès à tous aux soins médicaux gratuits.
  • L’Italie doit intensifier son aide et donner plus pour continuer à soutenir le Mozambique afin d’aider ce pays à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement qui sont à portée.

Autrees exemples:

 

 

L’Allemagne au Ghana : financement de l’enseignement primaire gratuit pour tous

 

 

Le Royaume-Uni au Népal : aide en faveur de la santé maternelle et des soins médicaux gratuits