La taxe Robin des Bois
A travers le monde, une idée gagne du terrain : celle d’une minuscule taxe appliquée aux banques qui pourrait générer des milliards de dollars pour aider à financer le développement.
Cette taxe est baptisée de différente manière selon les pays – "Taxe Robin des bois" au Canada, en France, au Royaume-Uni ("Robin Hood tax") et en Espagne ("La Tasa Robin Hood"), "Taxe contre la pauvreté" en Allemagne ("Steuer gegen Armut"), Zerozerocinque en Italie – mais il s’agit bien toujours de la même chose : une toute petite taxe sur les transactions des grandes banques qui pourrait dégager et fournir des milliards de dollars pour aider les citoyens et combattre la pauvreté à travers le monde.
C'est le moment d'agir !
Qui réclame cette petite taxe ?
La crise économique a laissé au monde des trillions d’euros de dettes et provoqué une insatisfaction générale de la population vis-à-vis des dépenses excessives des banquiers.
Des personnalités politiques et influentes ont déjà exprimé leur soutien en faveur d’une taxe sur les millions de transactions qui ont lieu chaque jour entre les institutions financières.
Aujourd'hui, nous sommes nombreux et nombreuses à appeller à la mise en oeuvre de cette taxe infime. Nous sommes des :
- Organisations de la société civile et d'entraide, mouvements écologistes, syndicats, représentants religieux, femmes et hommes politiques, célébrités ;
- Responsables politiques mondiaux : le président français Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre espagnol José Luis Zapatero, entre autres ;
- Femmes et hommes d'affaire : le président de FSA Lord Turner, le financier George Soros, l'entrepreneur Warren Buffet, le célèbre Bill gates ;
- Economistes : les prix Nobel Joseph Stiglitz et Paul Krugman, le directeur du Earth Institute Jeffrey Sachs, et pas moins de 1 000 économistes du monde entier.
Nous sommes toutes et tous parties prenantes d'un mouvement mondiale et de campagnes de mobilisation qui sont menées dans plus de 25 pays, représentant plus de 220 millions d'individus.
Une taxe infime, vraiment ?
Selon les estimations, une imposition de 0,05 % seulement sur les transactions financières permettrait de générer entre 200 et 700 milliards d’euros à travers le monde. Les militant-e-s d’Allemagne, d'Australie, du Canada, d'Espagne, d'Italie, de France, du Royaume-Uni et d’ailleurs proposent que les recettes soient dépensées pour :
- développer les services publics nationaux et soutenir les personnes qui ont subi de plein fouet la récente crise
- réduire la pauvreté dans le monde
- aider les pays pauvres à s’adapter au changement climatique.
En d’autres termes, cette taxe aiderait à résoudre la plupart des grands problèmes de notre monde, sans rien coûter aux citoyens ordinaires.
C'est donc plus que jamais le moment de prendre le train en marche, pour mener une campagne à grande vitesse !

