Perdus dans le labyrinthe de questions sur le changement climatique ? Nous avons recueilli certaines questions et réponses expliquant pourquoi Oxfam a décidé de s’investir dans ce problème.
A Oxfam, ce qui nous tient à coeur est de mettre fin à la pauvreté. Et pourtant, notre travail est de plus en plus érodé par les changements du climat global.
Pour les populations pauvres, tributaires de tendances climatiques prévisibles, les dégâts que subissent terres et cultures, qu’ils soient dus à l’augmentation des inondations, des sécheresses ou à la hausse du niveau des océans, peuvent se solder par l’absence de nourriture, l’absence de salaire et l’impossibilité d’un avenir meilleur.
Le changement climatique est en cours. Il est réel et les populations les plus pauvres du monde sont déjà en proie à son impact dévastateur.
Bien que nous ne puissions pas encore attribuer un phénomène climatique particulier au changement, les indices dont nous sommes témoins - à l’instar des récentes inondations dans le sud asiatique – correspondent aux prédictions d’évolution faites par le Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) (Groupe intergouvernemental d’ experts sur le changement du climat - GIEC) – l’organisme des Nations Unies chargé du suivi scientifique de l’impact potentiel du changement climatique et des stratégies d’adaptation.
Si nous ne voulons pas voir s’intensifier la souffrance des populations les plus pauvres et les plus vulnérables du monde, nous devons agir dès maintenant pour atténuer les effets du changement de climat.
Nous avons tous une contribution à apporter dans le cadre du combat contre l’évolution climatique. C’est pourquoi nous devons tous nous mobiliser. Mais ce sont les pays riches qui ont produit le plus de carbone et profité de l’utilisation intensive des énergies fossiles.
Les pays riches doivent donc maintenant débourser les ressources qui permettront aux populations des pays en développement de s’adapter à l’évolution de leur propre climat, une évolution déjà en cours.
Les pays tels que le Royaume Uni doivent donner l’exemple et réduire leurs émissions de carbone d’au moins 80 pour cent d’ici 2050. En adoptant cette stratégie, d’autres économies comme la Chine e l’Inde suivront le mouvement de sorte que les émissions mondiales puissent diminuer de 50 pour cent minimum d’ici 2050.
Nous sommes tous impliqués dans cette affaire et c’est uniquement d’un effort commun, par le biais d’initiatives personnelles et en se faisant entendre par les individus au pouvoir que nous pouvons changer le cours des choses.
Nous pouvons faire beaucoup pour combattre le changement climatique. Cela peut paraître insignifiant, mais changer nos habitues quotidiennes (par exemple utiliser des ampoules à économie d’énergie, ne pas laisser les appareils électriques en veille et laisser la voiture au garage pour faire le trajet à pied ou par transports en commun) tout s’accumule pour faire toute la différence.
Chacune de ces actions positives fait clairement comprendre aux leaders mondiaux qu’eux aussi doivent contribuer à régler ce problème.