Credit: Mongkhonsawat Luengvorapant/Oxfam
A cause de l’impact incertain du changement climatique sur la production de riz, les agriculteurs ont introduit de nouvelles cultures.

La Thaïlande trouve des solutions créatives pour s'adapter au changement climatique

Des statistiques du département météorologique de la Thaïlande démontrent que, depuis 40 ans, les températures moyennes dans la région nord-est du pays ont progressivement augmenté. Cette hausse a été associée à un décalage de l’arrivée des pluies qui, au cours des dix dernières années, sont survenues de plus en plus tard.

En 2007, la région a connu la mousson la plus sèche de plusieurs décennies. Les moissons de riz n’ont rien rendu et les cultures ont dépéri sous un soleil de plomb.

Pour survivre, la population, malgré l’incertitude grandissante qui entoure son avenir, a commencé à s’adapter en cherchant des solutions innovantes. Avec l’aide d’organisations locales et le soutien d’Oxfam, les communautés s’attaquent donc de front au changement climatique.

Entre mai 2008 et mars 2009, des familles de la région ont bénéficié de petits emprunts à taux réduit. Des bassins de stockage d’eau et des puits ont été construits, et des systèmes d’évacuation des eaux ont été installés. Beaucoup d’agriculteurs, comme Manoon Phupa, ont élaboré des solutions ingénieuses. Manoon a bricolé sa propre pompe à eau énergie éolienne qu’il utilise dans un puit voisin, et s’est servi, pour la fabrication, d’anciens panneaux publicitaires.

Et puis il y a Thongsa. A cause de l’impact incertain du changement climatique sur la production de riz, elle a introduit de nouvelles cultures. Là où ses champs étaient autrefois réservés à la riziculture, elle cultive désormais des fruits et des légumes. Par conséquent, quand, fin 2008, la région a encore été frappée par la sécheresse, Thongsa a pu produire suffisamment pour nourrir sa famille. De plus, parmi les 57 ménages ayant adopté cette solution, 14 ont récolté un surplus qu’ils ont pu vendre au marché.

Le travail qu’effectue Oxfam en Thaïlande en matière d’adaptation au changement climatique n’est qu’un exemple parmi d’autres de la façon dont les communautés résistent à ce changement. Ce travail est vital. Mais pour faire une vraie différence au niveau mondial, les personnes qui ont un peu d’influence sur la scène internationale doivent aussi s’investir.

On estime que d’ici 2015, ce sont 375 millions d’individus qui subiront les effets des catastrophes provoquées par le changement climatique. Les dirigeants mondiaux se sont déjà engagés à créer un nouveau « fonds climat » qui puisse débourser des sommes pour aider les communautés pauvres à éviter les effets les plus néfastes du changement climatique.

En imposant les industries les plus polluantes, telles que le transport maritime et aérien, ou en mettant en œuvre, pour le secteur financier, une taxe Robin des bois, il serait possible de collecter des fonds sans devoir taxer davantage les contribuables.

Cependant, depuis que la communauté internationale a exprimé, fin 2009,  son soutien pour la création de ce « fonds climat », peu de progrès a été effectué pour qu’il se transforme en réalité.

Rejoignez la campagne Oxfam. Demandez que votre gouvernement soutienne dès maintenant le “fonds climat”.


En savoir plus

Semez pour Changer

Campaña sur le Changement Climatique