Le W8 : L’heure est venue de se réunir
Huit femmes venues des quatre coins du monde se sont réunies pour former le W8.
Ces femmes extraordinaires, originaires d’Amérique centrale, d’Afrique, d’Europe et d’Asie du Sud-Est, ont consacré leurs vies à la lutte pour la santé et l’éducation dans leurs pays respectifs.
Elles ont un message qu’elles expriment d’une seule voix: Un accès universel et gratuit à la santé et à l’éducation est le meilleur moyen d’atteindre les objectifs du millénaire pour le développement et en finir avec le cycle de pauvreté.
En mars 2010, les membres du W8 se rendues au Canada et dans les pays de l’Union européenne pour porter la voix de leurs communautés à l’attention des leaders mondiaux et expliquer à quel point il est urgent de permettre aux pays pauvres d’avoir accès à la santé et à l’éducation.
Pendant leur tournée, elles ont rencontré des chefs d’État, des membres du Parlement européen, et des ministres nationaux au Canada, en Grande-Bretagne, en France, aux Pays-Bas, en Belgique et en Espagne. Lors de ces réunions, le W8 a milité en faveur d’efforts supplémentaires nécessaires pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement d’ici 2015.
> A lire, le blog sur la tournée du W8 : "8 femmes, 1 mois, 6 pays, 2 chefs d'État, une princesse et une reine"
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A voir : vidéo de présentation du W8
Le coût de l’inaction
Il y a eu des progrès mais il reste encore du chemin à faire avant de voir des services de santé et d’éducation universels, accessibles et abordables pour tous. Si nous n’investissons pas dans les services essentiels pour les plus pauvres, plus de vies seront perdues pour rien.
- Toutes les trois secondes un enfant meurt d’une maladie évitable.
- Une femme meurt chaque minute pendant l’accouchement ou pendant la grossesse.
- Autour du monde, 72 millions d’enfants ne vont pas à l’école, en majorité des filles.
Le W8: Huit femmes extraordinaires, une seule voix
Crédit: Tom PietrasikSandhya Venkateswaran travaille pour l’alliance indienne « Don’t Break Your Promises ». Elle compte plus de 3000 membres, et son objectif est de surveiller les progrès que fait le gouvernement indien pour respecter son engagement de réduire la pauvreté. « Quelque chose d’aussi basique que donner naissance à un enfant est extrêmement risqué pour une grande proportion de femmes. De nombreuses femmes ne savent simplement pas si elles vont survivre à un accouchement. »
Crédit: Irma SharikadzeMiranda Akhvlediani travaille pour l’alliance géorgienne « Future Without Poverty » (Avenir sans pauvreté). L’alliance espère devenir un moyen d’expression pour les problèmes des pauvres en Géorgie. Grâce à son travail de campagne, le gouvernement reconnaît maintenant qu’une régulation adaptée des systèmes de santé privatisés est nécessaire. « En Géorgie, le manque d’accès aux soins de santé est un des problèmes les plus urgents. »
Crédit: Mahmud MapRokeya Kabir est secrétaire de la campagne My Rights au Bangladesh : une plate-forme nationale qui met la pression sur le gouvernement pour qu’il assure une éducation primaire pour tous les enfants. « Au Bangladesh, l’éducation pour tous reste seulement un des principes de base de la constitution, ce n’est pas un droit basique du citoyen ni une responsabilité d’état. Nous avons besoin d’au moins une école par village, et d’un enseignant pour 30 élèves. »
Crédit: Sven TorfinnKadiatou Baby Maiga est présidente de la coalition malienne Éducation pour tous. Kady voit une société civile forte comme une ressource importante pour le gouvernement – offrant son savoir et son expérience pour aider le gouvernement à atteindre ses objectifs en matière d’éducation. « Dans ma classe au lycée, il n’y avait que deux filles sur 80 élèves. »
Crédit: Peerapat WimolrungkaratJiraporn Limpananont est membre de la coalition Free Trade Agreement Watch en Thailande, qui protège les pauvres contre les impacts négatifs des accords commerciaux bilatéraux et régionaux. Avec son expérience professionnelle de la pharmacie, le Dr Jiraporn apporte au groupe ses connaissances de la façon dont les règles de propriété intellectuelle affectent les prix des médicaments et peuvent les rendre inabordables, et limitent l’accès des pauvres à des traitements médicaux urgents.
Crédit: Gerard CarreonLe professeur Leonor Magtolis Briones est secrétaire de l’initiative Social Watch Philippines / Alternative Budget. Elle joue un rôle majeur dans les campagnes d’accès aux services de santé et aux médicaments aux Philippines. Grâce à ses connaissances approfondies des finances publiques, elle contribue à élaborer un budget alternatif pour le gouvernement – où plus d’argent est attribué aux services essentiels.
Crédit: German Antonia MirandaElba Rivera-Urbina travaille pour la campagne nicaraguayenne pour l’éducation, elle est la preuve vivante du pouvoir de celle-ci. Lorsqu’elle avait 18 ans, une campagne d’alphabétisation l’a sortie de l’illettrisme – et a transformé sa vie. De la petite fille qui voulait désespérément aller à l’école, – contre la volonté de son père – elle est devenue une femme influente qui dirige des initiatives militantes en faveur de l’école.
Crédit: Eldson ChagaraDorothy Ngoma est directrice exécutive de l’association nationale des infirmiers et sages-femmes du Malawi. Dorothy possède 32 ans d’expérience professionnelle en tant qu’infirmière, formatrice d’infirmiers, et représentante des infirmiers du Malawi. « Les pays les plus riches ont déjà vaincu toutes ces maladies tueuses et la pauvreté. Nous, les pays les plus pauvres, vivons dans votre passé. »

