Près de la moitié de la population, 3,2 millions de personnes, a aujourd’hui besoin d'aide humanitaire. Crédit: Oxfam
Près de la moitié de la population, 3,2 millions de personnes, a aujourd’hui besoin d'aide humanitaire.

Conflit en Somalie: L'histoire de Hassan

“J’espère que la situation à Mogadiscio redeviendra normale et que j’aurai la possibilité de scolariser mes enfants.”
Hassan

Dans le centre de la Somalie, Oxfam a travaillé avec deux partenaires locaux pour aider plus de 70.000 personnes à reconstruire les moyens de subsistance qu’elles ont perdus suite à la crise que traverse leur pays.

Les projets ont permis de fournir des outils et des semences aux populations pour faciliter les travaux agricoles, de secourir les populations les plus vulnérables comme les femmes et les enfants en leur donnant de l’argent, et de créer du travail pour la communauté locale avec la construction de toilettes et d’un système d’assainissement sûr.



Hassan (nom d’emprunt) est âgé de 55 ans et vit dans la région du Moyen-Shabelle.



Hassan vivait à Mogadiscio avec sa femme et dirigeait une petite entreprise. Lorsque les violences éclatèrent dans la capitale fin 2006, il s’échappa avec ses enfants pour gagner la région du Moyen-Shabelle. Malheureusement, la femme d’Hassan tomba malade et décéda, le laissant seul avec leurs cinq enfants âgés de 3 à 12 ans.



Hassan est aujourd’hui charpentier et construit des toilettes financées par Oxfam dans sa ville.



Hassan déclare :
« Je suis devenu un père et une mère. Je suis ici depuis deux ans et ma famille et moi-même vivons des compétences que j’ai acquises et de l'aide alimentaire qui nous parvient. Nous avons un abri insalubre et avons reçu peu d’assistance. Il n’y a pas de toilettes ici et je n’ai pas d’ustensiles de cuisine.



Par contre, j’ai maintenant de nouvelles perspectives d’emploi par l’intermédiaire d’Oxfam et de ses partenaires, en travaillant ici à la construction de latrines. J’espère que mes conditions de vie et celles de ma famille vont s’améliorer car je reçois maintenant de l’argent pour subvenir aux besoins quotidiens de ma famille.



Plus tard, j’espère que la situation à Mogadiscio redeviendra normale et que j’aurai la possibilité de scolariser mes enfants. »