Les embarcations de sauvetage financées par Oxfam sont placées dans les endroits le plus à risque d'inondation et près des zones de refuges. Crédit :Jane Beesley/Oxfam
Oxfam aide les gens à se préparer en vue des inondations annuelles au Bangladesh

Bangladesh : se préparer à affronter les inondations

Les inondations catastrophiques de 2004 au Bangladesh ont frappé 38 % du pays. Elles ont causé la mort de plus de 800 personnes, détruit les trois quarts des récoltes sur pied et ravi le logis de plus de 10 millions de personnes. « Depuis 20 ans, les inondations sont beaucoup plus fréquentes et graves qu'auparavant », explique Ainun Nishat de l'Union internationale pour la conservation de la nature au Bangladesh. Oxfam aide les gens à se préparer en vue des inondations annuelles au Bangladesh, aggravées par les changements climatiques.

Maisons surélevées

En surélevant le terrain au-delà du niveau qu'atteint l'eau lors des inondations, on aide à protéger les maisons. Et en plantant des herbes et des arbres autour des maisons, on prévient l'érosion.

« Nous cultivons des légumes sur les toits, comme des citrouilles, et des arbres fruitiers comme le manguier et le jaquier. Nous pouvons manger ces légumes et les fruits de ces arbres pendant et après les inondations. Ces maisons n'ont pas été submergées et les familles qui y vivent ont pu se nourrir de ces aliments. » Résident de Kodnavu, Bangladesh, inondations de 2004

Agglomérations villageoises

Après les inondations de 2004, on a surélevé plusieurs maisons dans bon nombre de villages du Bangladesh pour les protéger des inondations. Mohammed Abu Ysef, le chef de la communauté, dit : « Avant l'agglomération du village, la vie était très dure ici.

Chaque année, la région était inondée. Nous avons maintenant l'impression qu'il n'y a plus de mousson, car nous n'avons plus aucun des problèmes qu'elle causait. »

Zones refuges contre les inondations

Une zone refuge contre les inondations est une zone de trois à cinq acres surélevée (de 18 à 35 terrains de soccer). Les gens peuvent y installer leur bétail, leurs biens, et même leur maison, à l'abri des inondations. Elles peuvent accueillir de 100 à 300 familles. Elles comprennent une salle communautaire pour les gens sans abri, des puits tubés, des latrines, un étang de pisciculture, et des terres pour la culture des légumes et la plantation d'arbres.

Oxfam travaille avec les villageois pour préserver la salubrité des réserves d'eau. Une villageoise puise ici de l'eau dans un puits tubé surélevéEau propre

Les inondations peuvent contaminer les réserves d'eau qui deviennent alors le vecteur de maladies mortelles. Oxfam travaille avec les villageois pour préserver la salubrité des réserves d'eau. Une villageoise puise ici de l'eau dans un puits tubé surélevé. L'extrémité du tuyau de certains de ces puits peut être allongée rapidement, pour demeurer au-dessus du niveau de l'eau lors des inondations.

Comité de préparation aux catastrophes

Oxfam appuie la formation et le fonctionnement de comités de préparation aux catastrophes qui aident les gens avant, pendant et après les inondations. Hawa Parvin, la présidente du comité de son village au Bangladesh, indique : « Avant, nous ne faisions que réagir.

Nous travaillions ensemble, mais maintenant nous agissons avant les inondations. En 2004, par exemple, nous n'avons pas eu besoin de quitter notre village. »

Radios

Oxfam a donné des radios aux comités. Les villageois reçoivent sur les ondes de leurs radios des avertissements et peuvent dès lors mettre en œuvre leur plan d'urgence.

L'Imam de Charatra, Shariatpur, au Bangladesh déclare : « Quand j'entends la nouvelle à la radio, je me rends immédiatement à la mosquée et je l'annonce au microphone. Tout le monde peut l'entendre en même temps et peut mettre en œuvre le plan d'urgence convenu. »

Embarcations de sauvetage

Les embarcations de sauvetage financées par Oxfam sont placées dans les endroits le plus à risque d'inondation et près des zones de refuges. Ces embarcations viennent bien sûr à la rescousse des gens, mais ils ramassent aussi les maisons, les biens et le bétail pour les mettre en sûreté. Quand les routes sont inaccessibles, on utilise les embarcations pour la livraison de l'aide d'urgence, dont des denrées, du fourrage, des abris de secours et d'autres articles essentiels. Au Bangladesh, en 2004, ces embarcations ont permis de rescaper plus de 1000 personnes.

D'autres exemples d'adaptation:

 Jane Beesley/Oxfam

 

Bolivie: raviver le savoir ancestral des autochtones

 Geoff Sayer/Oxfam

 

Tanzanie: Appuyer les moyens de subsistance des pasteurs masai

 Caroline Irby/Oxfam

 

Faire entendre les voix du sud: le cas de la Kilimandjaro native co-operative union