Un élève de maternelle en Tanzanie. Auteur : Geoff Sayer/Oxfam
En 2005, les dirigeants du G8 ont promis d'augmenter l'aide de 50 milliards de dollars

G8: Une aide pour la santé et l'éducation

Nous vivons dans un monde où, à chaque minute de chaque jour, dans les pays en développement, une femme meurt lors de la grossesse ou de l'accouchement, et où des millions d'enfants ne vont pas à l'école.

Nous vivons aussi dans un monde qui a les ressources et les capacités de garantir que les choses se passent autrement. L'aide - le transfert de ressources financières des pays riches vers les pays pauvres pour stimuler le développement - n'est pas suffisante pour vraiment aider les pays pauvres dans leur combat contre la pauvreté, mais elle est nécessaire.

En 2005, les dirigeants du G8 ont promis d'augmenter l'aide de 50 milliards de dollars, dont la moitié destinée à l'Afrique. Si la tendance actuelle se poursuit, jusqu'à 23 milliards des 50 milliards promis ne se matérialiseront pas. Selon les calculs d'Oxfam, cette somme pourrait sauver trois millions de vies.

Il faut que le G8 tienne ses promesses vis-à-vis de l'aide, pour que des millions de personnes puissent avoir accès aux soins de santé et des millions d'enfant à une éducation.

Santé

  • Chaque minute, une femme meurt lors de la grossesse ou de l'accouchement - ce qui représente plus d'un demi-million de décès chaque année.
  • Les enfants sans mère ont trois fois plus de risques de décéder avant leur cinquième anniversaire.
  • Bien que plus de 90 pour cent des morts maternelles soient évitables, la grossesse demeure la principale cause de décès chez les femmes en âge de procréer dans les pays en développement.
  • Au Burkina Faso, le coût d'un accouchement ordinaire représente près de la moitié du salaire annuel d'une famille pauvre.
  • Une seule sage-femme de plus permettrait de sauver la vie de 219 femmes.

Éducation

  • En Inde, plus de 7 millions d'enfants ne sont pas scolarisés - soit presque autant que la population entière de Londres.
  • Au Mali, 793 000 enfants ne sont pas scolarisés - presque autant que la population d'Amsterdam.
  • Au Bangladesh, plus de 48 millions d'adultes ne savent pas lire ou écrire - plus que la population totale de l'Espagne.
  • Dans la plus grande majorité des pays à faible revenu, les enseignants gagnent moins que trois dollars par jour, soit le prix de 4,5 litres de lait au Colorado, ou d’un café de chez Starbucks aux États-Unis, ou moins qu'une bière à Turin, en Italie, ou un verre de vin en Allemagne, ou encore moins qu'un sandwich à Paris.
  • Les 18 milliards de dollars qui sont allés renflouer les poches de ceux qui avaient créé la crise économique mondiale auraient permis de financer deux années d'école pour les 75 millions d'enfants à travers le monde qui n'ont pas accès à l'éducation.

La crise économique mondiale signifie que les choses vont fortement empirer dans les pays en développement vers la fin 2009. Seuls les gouvernements ont le pouvoir de dépenser les larges sommes d'argent nécessaires - c'est pourquoi le rôle du G8, qui rassemble les gouvernements les plus riches au monde, est d'une importance cruciale.