L'accaparement des terres accroît la pauvreté de milliers de gens

Dernière mise à jour : 23 janvier 2012

Bonne nouvelle ! La mise en place d’une procédure indépendante pour répondre aux plaintes des communautés, en Ouganda, qui affirment avoir été chassées de leurs terres pour laisser la place à des investisseurs, vient d'être annoncée.

Depuis le mois d’octobre, des milliers de militantes et militants de la campagne CULTIVONS font pression pour que justice soit faite dans cette affaire qui implique la société britannique New Forests Company (NFC). Cette annonce constitue donc une première étape importante qui permettra de faire entrendre la voix de ces populations. Oxfam se félicite de la décision de NFC de participer à cette procédure. Leur engagement sera décisif pour son bon déroulement.

Le déroulement de la procédure

Fin 2011, des communautés ougandaises, avec Oxfam, ont déposé une plainte auprès du CAO (en anglais, Compliance Advisor/Ombudsman ou service de médiation) dénonçant les conséquences de cas d’accaparement de terres.

Pourquoi auprès du CAO ? Tout simplement parce qu’il s’agit du bureau chargé de recueillir les plaintes de communautés affectées par des investissements de l’IFC (la Société financière internationale, branche de la Banque mondiale chargée des opérations avec le secteur privé). Et l’IFC investit justement dans un fonds qui a lui-même des parts dans la société NFC.

Cela signifie qu’un organisme indépendant et impartial va prendre le temps d’étudier la situation en détail, avant de proposer une issue commune.

C’est donc un premier pas important pour que justice soit rendue à des milliers de personnes en Ouganda.

Que va-t-il se passer ?

Nous vous tiendrons informé-e-s sur cette page des suites de cette procédure, dès que les détails seront connus et que nous serons en mesure de vous les communiquer.

L’accaparement des terres est l’un des problèmes majeurs auxquels les militants de la campagne CULTIVONS entendent s’attaquer.

Ensemble, nous pouvons vraiment changer les choses.

Mettons un terme à l'accaparement des terres

Aidez-nous à mettre un coup d'arrêt à l'accaparement des terres. En remplissant le formulaire ci-dessous, vous recevrez nos informations pour que vous puissiez agir à nos côtés. Mettons fin à l'accaparement des terres dans le monde et CULTIVONS la justice.

Une ruée des temps modernes vers les terres agricoles

Il ressort des premiers résultats d'une étude que, depuis 2001, 227 millions d'hectares ont été vendus, loués ou concédés dans le cadre de transactions foncières à grande échelle et, dans la majorité des cas, par des investisseurs internationaux. Cette ruée sur les terres agricoles trouve sa source dans une volonté d'accroître les exportations de denrées alimentaires, d'atteindre des objectifs néfastes en matière d'agrocarburants ou de spéculer sur le foncier en quête de gains faciles.

Toutefois, nombre de ces transactions relèvent en fait de l'accaparement des terres : elles ne tiennent aucun compte des droits et besoins des habitants et outrepassent les instruments internationaux visant à protéger les plus démunis. Par ailleurs, les plus vulnérables sont les femmes – qui produisent jusqu'à 80 % des denrées alimentaires dans certains pays pauvres.

Ce qu'Oxfam réclame

Les investisseurs, les gouvernements et les organisations internationales doivent s'attacher en priorité à mettre fin au problème d'accaparement des terres :

  • Ils doivent renforcer les réglementations et les normes qui ne permettent actuellement pas de protéger hommes et femmes.
  • Ils doivent supprimer des incitations, telles que les objectifs de production et de consommation d'agrocarburants induisant cette main basse sur les terres agricoles.

Ce que vous pouvez faire

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