Tagged: crise économique mondiale
La crise européenne doit être réglée car elle fait peser un risque sérieux aux pays en développement déjà ébranlés par la volatilité des prix alimentaires et des réductions de l'aide. Ce n’est pas une raison pour que le G20 obsédé par la seule Europe oublie le reste du monde.
Alors que les dirigeants du G20 se retrouvent au Mexique pour discuter de l'état de l'économie mondiale, l’organisation internationale Oxfam prévient qu’une désintégration de la zone euro pourrait coûter 30 milliards de dollars de pertes en commerce et investissements étrangers aux pays les plus pauvres du monde.
Des centaines de milliers de pauvres devront se passer de médicaments indispensables et bien plus encore d'enfants ne pourront plus aller à l'école en raison de la diminution de l'aide publique au développement, la première enregistrée depuis 1997.
Alors que le Sommet du G8 touche à sa fin, l’organisation internationale Oxfam a critiqué les dirigeants des pays riches pour ne pas avoir respecté leurs promesses et essayé de détourner l’attention avec une initiative sur la santé maternelle et infantile.
Oxfam avertit le G8 que les promesses d'aide dues en 2010 n'ont pas été remplies : il manque 20 milliards de dollars, soit le double de l'écart admis par les leaders du monde. Oxfam presse le G8 de tenir les promesses faites aux personnes pauvres et d'investir dans le futur.
Les pays pauvres se voient contraints de mettre un frein à leur réponse à la crise en réduisant leurs dépenses de manière anticipée. Le Fonds Monétaire International doit prendre des mesures pour inverser cette tendance.
Les ministres des Finances du G7 qui se réunissent au Canada doivent convenir d’une taxe sur les transactions financières qui permettrait d'aider les pays pauvres à lutter contre les effets de la crise économique mondiale.

