Tagged: protection des civils
L'accord-cadre pour la paix en République démocratique du Congo ne changera rien aux souffrances de millions de personnes dans l'Est du pays si aucune action concrète n'est entreprise.
Selon l’ONU plus de 700 000 personnes se trouvent actuellement en situation de vulnérabilité dans le Nord Kivu, en République démocratique du Congo.
Oxfam est vivement préoccupée par les conséquences que pourraient avoir l’intensification des combats au Mali. Les affrontements pourraient en effet aggraver les restrictions qui affectent déjà l’accès humanitaire, mais aussi accroître considérablement les besoins humanitaires des populations dans le pays et dans les Etats voisins.
Une offensive militaire au Nord du Mali aurait de graves conséquences humanitaires et nécessite la mise en place de solides garde-fous, met en garde aujourd’hui une coalition de dix ONG.
A l’heure où le groupe armé M23 se bat pour étendre le territoire qu’il contrôle, et où une multitude d’autres groupes armés terrorisent la population, le risque d’un effondrement total de la protection assurée par l'Etat dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) et d’une aggravation de la crise humanitaire s’accroît dangereusement.
Un nouveau rapport d’Oxfam dénonce le cercle vicieux de prédation et d’exactions dans lequel est prise au piège la population de l’Est de la RDC. Pour l’ONG, les communautés locales sont victimes d’une exploitation impitoyable de la part des groupes rebelles et des milices locales, mais aussi des propres troupes et responsables de l’Etat congolais.
Au cours des 25 dernières années, la LRA a tué plus de 100 000 personnes, en a enlevé plus de 70 000 et en a contraint plus de 2 millions à quitter leur village et à fuir dans les quatre pays où sévit ce groupe armé rebelle. Oxfam soutient des comités locaux et travaille à l'amélioration de la sécurité dans la région.
Plusieurs organisations locales et internationales affirment qu’une nouvelle action militaire contre l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) risque d’avoir de nouveau des conséquences dévastatrices pour les populations locales du Congo RDC, de la République centrafricaine (RCA) et du Sud-Soudan si rien n’est fait pour protéger les civils et prévenir les représailles de la part de l’un des groupes rebelles les plus violents d’Afrique.
Alors que s'ouvre le 23 février la conférence internationale sur la Somalie, il est impératif que les Etats réunis à Londres déploient une stratégie cohérente à l’égard de ce pays mettant en avant les intérêts des populations somaliennes, demande Oxfam dans un rapport.

