Haïti en images, trois ans après le séisme
Il y a trois ans, le 12 janvier 2010, un séisme dévastateur frappait Haïti et ses habitants. Oxfam a déployé très rapidement des moyens d'urgence pour venir en aide à la population sinistrée.
Dès la première année, nous avons pu apporter une aide vitale à 500 000 personnes, notamment dans le domaine de l'eau et de l'assainissement, mais aussi pour reconstituer les ressources des Haïtiens et Haïtiennes et les aider à se remettre de ce choc.
Nous avons poursuivi nos efforts en 2011 et 2012, passant progressivement d'une aide d'urgence à un appui à la reconstruction et au développement à plus long terme. En 2013, nous sommes encore présents aux côtés de la population haïtienne pour répondre aux défis nombreux auxquelles elle doit encore faire face.
Le 12 janvier 2010, un tremblement de terre de magnitude 7,3 degrés sur l'échelle de Richter frappait la capitale d'Haïti, Port-au-Prince. Plus de 220 000 personnes sont mortes, 300 000 ont été blessées et plus d’un million se sont retrouvées sans abri. Au cours de la première année de notre intervention humanitaire suivant le séisme, nous sommes venus en aide à 500 000 personnes.
Camp de déplacés de Delmas 42b, en mars 2010. Plus d’un million de personnes se sont retrouvées sans abri au lendemain du séisme qui a frappé Haïti. Trois ans plus tard, en janvier 2013, 358 000 Haïtiens et Haïtiennes vivaient encore dans des campements, sous des tentes et des bâches.
Camp de déplacés de l'Université Quisqueya à Port-au-Prince, mars 2010. Au cours de la première année suivant le séisme, nous avons notamment fourni de l’eau et des services sanitaires dans les camps, avant de passer le relais progressivement en 2010 à des comités locaux formés.
Grâce à la générosité des donateurs, nous avons pu acheminer de l'aide vers Haïti dès le mois de janvier 2010 et apporter un soutien vital à 500 000 personnes la première année et plus d'1,2 millions de personne sur les trois ans.
Nous avons mis au point des programmes argent-contre-travail, une alternative à la distribution directe de nourriture effectuée quotidiennement dans 16 points de Port-au-Prince durant les mois qui ont suivi le séisme. En versant de l’argent aux membres du programme contre leur participation à des travaux de réhabilitation, déblaiement et construction, cela leur a permis d’acheter de la nourriture disponible auprès des épiceries, vendeurs ambulants, supermarchés, générant ainsi de l’activité.
Construction de douches et de latrines dans le camp de déplacés de Gressier. Les infrastructures sanitaires se sont révélées essentielles au lendemain du séisme et particulièrement après la déclaration d'une épidémie de choléra en octobre 2010.
Dans le cadre de nos programmes de réduction des risques de catastrophes, pour limiter les risques futurs, nous avons supervisé des travaux de prévention contre l'érosion, via un projet "argent-contre-travail", à Los Poetes, près de Belladere.
Latrines chimiques installées dans les rues de Port-au-Prince, Impasse Tranquille. Près de 632 000 cas de choléra ont été répertoriés depuis l’apparition de cette maladie dans le pays en octobre 2010, causant plus de 7 600 décès. L'eau potable, les latrines, les infrastructures sanitaires et les campagnes d'hygiène ont permis toutefois de freiner l'expansion de l'épidémie et continue de jouer un rôle vital.
Un groupe de personnes collectent de l'eau à un point de distribution installé dans le camp de déplacés de Gressier. Avant même le séisme, seuls 30% de la population de Port-au-prince avaient accès à l’eau potable et à peine plus de la moitié à des équipements sanitaires. Nous nous sommes donc attelés à réhabiliter des installations et à en construire des nouvelles, en les confiant à des comités locaux capables de les gérer durablement.
Un technicien teste la qualité de l'eau d'une rivière près du camp de déplacés de Gressier. En 2011, nous avons progressivement commencé à nous retirer des camps de déplacés, confiant la gestion de l’eau et des infrastructures sanitaires à des comités locaux et mettant en place de nouveaux mécanismes permettant d’assurer la fourniture d’un service de qualité après notre départ.
Une femme collecte de l'eau à un point de distribution dans le camp de personnes déplacées de Tiginé, à Petit-Goâve.
Un membre du comité de gestion du camp de personnes déplacées de Tiginé dessine un plan des sites où ont été installées les citernes et les latrines.
Marie Carole Boursiquot est l’une des 56 femmes ) qui Oxfam a confié la gestion des premières cantines communautaires à Port-au-Prince, de mars à mai 2010. Nous l’avons soutenu financièrement afin qu’elle puisse fournir de la nourriture à 80 personnes parmi les plus vulnérables de sa communauté et gagner de l’argent pour reconstituer ses propres moyens de subsistance.
Jacques Andreis Désir a reçu de l’argent via son téléphone mobile dans le cadre d’un programme de virement bancaire soutenu par Oxfam. 4 000 personnes vulnérables à qui ont été remis des téléphones mobiles, ont pu recevoir chacune trois virements de 50 dollars par ce biais, grâce à un financement du Programme alimentaire mondial (PAM). Cet argent leur a permis de se procurer des denrées et biens de première nécessité.

