Plus d'un million de réfugiés ont besoin d'eau, de nourriture, d'abris
Photos : sécheresse en Afrique de l'Est
La Corne de l’Afrique subit actuellement l’une des pires sécheresses qu’ait connue cette région. Confrontées à de graves pénuries d’eau et de nourriture, aggravées par la hausse des prix alimentaires et des pertes importantes de bétail, de nombreuses familles cherchent refuge loin de chez elles.
Oxfam intervient dans plusieurs régions d’Afrique de l’Est gravement touchées par cette crise, en Somalie, en Ethiopie et au Kenya. Nos activités portent aussi bien sur l’aide humanitaire d’urgence que sur le développement, la prévention et le plaidoyer, afin de lutter contre les causes profondes de la sécheresse chronique.

Des réfugiés somaliens attendent d’être enregistrés à leur arrivée au camp IFO, à Dadaab, au Kenya. Dadaab est le plus vaste camp de réfugiés au monde : fin juillet, il abrite plus de 370 000 personnes. Ces derniers mois, le nombre de nouveaux arrivants en provenance de Somalie n’a cessé d’augmenter de jour en jour en raison de la sécheresse qui frappe la région, et le camp est aujourd’hui très largement surpeuplé. Photo : Andy Hall/Oxfam
Somaliland. Faadomo Hirsi et son petit-fils charrient les 20 litres d'eau accordés quotidiennement. Le mari de Faadomo est décédé il y a quelques années. Elle s’occupe seule de 7 personnes : ses enfants, ses petits-enfants et sa mère, âgée. "Auparavant, j’avais 20 chèvres, mais il ne m’en reste plus que 5 qui sont très faibles. (…) Je dois leur donner un peu de notre eau pour les maintenir en vie. (...) Nous mangeons moins - 2 repas par jour au lieu de 3." Photo: Alun McDonald/Oxfam
A un kilomètre du village de Waridaad, au Somaliland, les carcasses d'animaux - des chèvres et moutons morts de soif et de faim - gisent le long de la route. En perdant leur bétail, en raison des pénuries d'eau, les familles perdent leur principale source de revenu et d'alimentation. Photo: Alun McDonald/Oxfam
Khadija Acoil tient une échoppe de thé, au Somaliland. "Je n’ai pas augmenté mes prix, mais la qualité du thé que je sers a baissé", raconte-t-elle, expliquant qu’elle doit remplacer le lait frais, qui n’est plus disponible, par du lait en boîte quand elle en trouve. "J’ai moins de clients et gagne moins qu’avant. Avant, j’ouvrais tous les jours, mais aujourd’hui, il m’arrive de fermer mon échoppe parce que je n’ai pas les ingrédients ou pas de clients." Photo : Alun McDonald/Oxfam
Après quasiment 11 mois sans une goutte de pluie, toutes les sources d’eau du village de Waridaad, au Somaliland, sont taries. Le partenaire d’Oxfam Havyoco achemine de l’eau potable par camion chaque jour. L’eau est pompée dans ces réservoirs communautaires où chaque famille vient s’approvisionner à l’aide de jerricans. Chaque famille dispose de 45 litres d’eau par jour, soit environ 7,5 litres d’eau par personne. Photo: Alun McDonald/Oxfam
"Nous sommes venus de Somalie au camp de Dadaab, au Kenya, pour fuir la guerre et la sécheresse. Mon mari et 2 de nos 5 enfants sont morts de faim en route, raconte Faduma Hussein Yagoub, arrivée à Dadaab mi-juillet. Près de la frontière, nous avons été attaqués par des bandits qui nous ont tout pris. Nous sommes venus ici en pensant trouver de l’aide. Mais il n’y a ni nourriture, ni eau, ni abri. Nous sommes nombreux dans ce cas et avons besoin de votre aide." Photo : Andy Hall/Oxfam
Des agents de santé d’Oxfam s’apprêtent à distribuer 7 000 jerricans et des pains de savon aux réfugiés somaliens nouvellement arrivés dans le camp de Dadaab, au Kenya. Ces derniers ont marché plusieurs jours à travers le désert. Dadaab est le plus grand camp de réfugiés au monde : au 11 juillet, il abritait plus de 370 000 personnes. Le camp est aujourd’hui surpeuplé et manque d’eau. Hygiène et eau potable sont vitales pour prévenir la propagation de maladies. Photo : Andy Hall/Oxfam
Des chèvres s’abreuvent à un point d’eau, mis en place grâce à un forage financé par Oxfam, au village de Dilmanyale, Kenya. De nombreuses personnes se sont déplacées vers ce village en raison de ce point d’eau. Deux points d’eau sont à disposition, l’un pour les personnes, l’autre pour le bétail, ce qui permet d’éviter la propagation de maladies. Mais, une fois abreuvés, il faut encore parcourir 10 kilomètres pour trouver des pâturages. Photo : Anna Ridout/Oxfam
Ikai, 13 ans, va demander de la nourriture à d’autres personnes qui viennent tout juste de recevoir des rations alimentaires d’Oxfam, à Turkana, au Kenya. Les communautés pastorales de Turkuna traversent la plus longue période de sécheresse de ces dernières décennies. Alors qu’une grande partie de leur bétail est décimé, elles se battent pour trouver de quoi se nourrir et dépendent de l’aide alimentaire d’Oxfam. Photo : Andy Hall/Oxfam
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Permalink: http://oxf.am/4MZ
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2 Mai, 2013
Projet multipartite mené par Oxfam et Ethical Tea Partnership dans le cadre du programme d’amélioration de la situation du thé de l’IDH
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