Crise alimentaire au Niger : images de 2010
Les pluies irrégulières de 2009 ont causé de graves pénuries d'eau, des récoltes insuffisantes et l'assèchement des zones de pâturages dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest. Le Niger a été le plus durement touché, 7,1 millions de personnes ayant été confrontées à une situation très critique. En 2012, la région du Sahel risque de connaître à nouveau une crise alimentaire majeure si rien n'est fait aujourd'hui.
Oxfam distribue de la nourriture et des biens de consommation courante aux foyers les plus démunis, aide à préserver le bétail et soutient les petits éleveurs en leur achetant les bêtes affaiblies au dessus du prix du marché. Vous pouvez soutenir l'action d'Oxfam dans la région en faisant un don dès aujourd'hui.
Crédit photos : Aubrey Wade/Oxfam (2010)
De Simiri, il faut deux nuits à ces hommes et leurs ânes pour amener ce fourrage à Niamey. Ils le vendront contre la moitié d’un sac de maïs, ce qui leur permettra de nourrir leur famille pour moins d’une semaine. Dès leur retour, ils se remettront à fourrager et reprendront la route. « Il n’y a pas d’animaux à Simiri ? Si, mais pas d’argent pour les nourrir ».
A Niamey, Aissa Hassan (13 ans) collecte de l’eau au puits de son village.
Vue aérienne de la province de Maradi au Niger.
Près de Kundumawa, dans la province de Maradi, des marchands achètent et revendent du bétail sur un marché. De nombreuses bêtes sont sous-alimentées à cause de la pénurie de fourrage et leur valeur marchande diminue rapidement.
Sur la route reliant Maradi à Dakoro, des bergers migrent à la recherche de pâtures pour le bétail.
A Amulesse, près de Dakoro, des bergers collectent de l’eau dans un puits de forage, pour abreuver le bétail. Le niveau de l’eau est bas et la population espère que la pluie fera bientôt son apparition. “Si personne n’intervient, nous perdrons 80% du bétail, la population se déplacera en masse et beaucoup risquent de mourir », explique Hassanne Baka, directeur d’Aren, le partenaire d’Oxfam dans la région.
A Kakassi, la pompe communale ne fournit plus d’eau. Tous les jours, les femmes et les enfants viennent au milieu du lit du fleuve asséché et creusent à la recherche d’eau. « Nous n’avons pas la possibilité de stocker l’eau donc on vient ici tous les jours pour trouver l’eau qu'il nous faut pour cuisiner, nettoyer et boire. On vient tous ensemble, on parle et on plaisante. L’eau reviendra dans le fleuve à la prochaine saison des pluies. Nos vies dépendent toujours de la saison de pluies. »
A Timbouloulag, la pénurie de nourriture a contraint les villageois d’utiliser des feuilles ramassées dans la brousse comme complément alimentaire. Pour les manger, les feuilles sont trempées dans l’eau, cuites pendant trois heures afin de ramollir les fibres puis réduites en poudre.
« S’il m’arrive de ramasser assez de feuilles, je les vends sur le marché pour pouvoir m’acheter un peu de maïs », explique, en faisant cuire les feuilles, Issibit Imissawa, une des villageoises. « Je n’arrive pas toujours à les vendre. Je ne sais vraiment pas ce que nous allons pouvoir faire. »
A Timbouloulag, des enfants partagent un repas fait de feuilles sauvages cuites.

