Les terres sont de plus en plus convoitées, au détriment des communautés qui y vivent.

Accaparement des terres

Le fait que des grandes sociétés investissent dans les terres agricoles des pays pauvres pour les utiliser à des fins commerciales n’est pas un problème en soi. En revanche, quand des familles sont expulsées de leurs terres ou que la production alimentaire décline en conséquence, il y a bien un problème de taille. Depuis 2001, au moins 33 millions d’hectares ont fait l’objet de transactions foncières dans le monde, soit plus que la superficie de toute l'Italie, selon de récentes données.

Depuis la flambée des prix alimentaires en 2008, cela est de plus en plus fréquent.

La demande de terres a fortement augmenté alors que les investisseurs recherchent de nouveaux espaces où cultiver des produits alimentaires destinés à l’exportation, produire des biocarburants ou simplement faire des plus-values.

Mais dans de nombreux cas, ces terres censées être "inutilisées" ou "sous-exploitées" au moment de leur vente sont en réalité occupées par des familles pauvres qui y font pousser de quoi se nourrir. Bien souvent, ces familles sont expulsées. Les promesses de compensation ne se matérialisent pas. Et fréquemment, les habitants sont chassés violemment par des hommes de main.

Pourquoi il faut agir

De nombreux conflits fonciers touchent des communautés autochtones de l'Etat du Mato Grosso do Sul, au Brésil. Comment la fièvre du sucre détruit les modes de vie traditionnels

« C’est comme s’ils nous condamnaient à mort » - témoignage sur les accaparements de terres aux Philippines 

Accaparements de terres au Cambodge : « Cambodia: Losing Ground », exposition d’Emma Hardy, photographe, et Nicholas Shakespeare, écrivain, sur les conséquences des accaparements de terres au Cambodge.

 

Les avancées obtenues grâce à vous

  • Grâce à vos actions, la Banque mondiale a fini par admettre le rôle qu’elle doit jouer dans la lutte contre les accaparements de terres. Avec votre soutien, nous entendons faire de même auprès du G8.

  • En 2011, 769 familles ont été expulsées de chez elles dans la vallée de Polochic, au Guatemala. Leurs champs et leurs maisons ont été incendiés. Et trois personnes sont mortes. Grâce à plus de 100 000 personnes qui ont signé une pétition, le gouvernement du Guatemala a rendu des terres à 140 familles des communautés de Polochic.

  • Nous vous avons proposé de devenir la vedette d’un vidéo clip exclusif d’une version acoustique de la chanson de Coldplay « In My Place » et de relayer ainsi un message appelant à combattre les accaparements de terres. Regardez cette vidéo, partagez-là et agissez !

Ce que vous pouvez faire

Il est aujourd’hui possible d’en finir pour de bon avec les accaparements de terres. Mais pour que cela devienne réalité, il faut une action mondiale efficace.

Les gouvernements doivent garantir un accès sécurisé aux terres aux petits agriculteurs, et plus particulièrement aux femmes, qui ont les plus grandes difficultés à faire valoir leurs droits sur des terres qu’elles sont bien souvent les premières à cultiver.

Il faut considérer les stratégies de production d’agrocarburants dans leur globalité. Tout projet qui, en détournant la production agricole alimentaire au profit d’agrocarburants, remplit les réservoirs d’un côté mais vide les assiettes de l’autre, est de toute évidence un échec.

Les investissements doivent être effectués en gardant en tête l’intérêt des communautés marginalisées plutôt que les marges de profit.

Afin que nous puissions cultiver la planète, toutes et tous ensemble, nous devons mettre un terme aux accaparements de terres.

  • Partager : découvrez nos images et infographies sur les enjeux d'alimentation et de terres dans le monde, à diffuser sur les médias sociaux

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Mise à jour sur un différend foncier en Ouganda, 8 juillet 2013

Au mois de septembre 2011, Oxfam faisait état d’une transaction foncière en Ouganda impliquant l’expulsion de villageois pour faire place à des plantations forestières. Découvrez les dernières informations sur cette affaire

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