Urgence Syrie

Les terres sont de plus en plus convoitées, au détriment des communautés qui y vivent.

Accaparement des terres

Le fait que des grandes sociétés investissent dans les terres agricoles des pays pauvres pour les utiliser à des fins commerciales n’est pas un problème en soi. En revanche, quand des familles sont expulsées de leurs terres ou que la production alimentaire décline en conséquence, il y a bien un problème de taille. Depuis 2011, au moins 80 millions d’hectares ont fait l’objet de transactions foncières dans le monde, soit l’équivalent de la superficie des Pays-Bas, selon de récentes données.

Depuis la flambée des prix alimentaires en 2008, cela est de plus en plus fréquent.

La demande de terres a fortement augmenté alors que les investisseurs recherchent de nouveaux espaces où cultiver des produits alimentaires destinés à l’exportation, produire des biocarburants ou simplement faire des plus-values.

Mais dans de nombreux cas, ces terres censées être "inutilisées" ou "sous-exploitées" au moment de leur vente sont en réalité occupées par des familles pauvres qui y font pousser de quoi se nourrir. Bien souvent, ces familles sont expulsées. Les promesses de compensation ne se matérialisent pas. Et fréquemment, les habitants sont chassés violemment par des hommes de main.

Au Sud-Soudan, par exemple, les terres sont bradées à moins de 2,5 cents par hectare.

Il est temps de cultiver le changement et de mettre fin à l’accaparement des terres.

Comment cultiver le changement

Mettre un terme à l’accaparement des terres est possible. Mais pour cela, des actions efficaces doivent être menées au niveau mondial.

Les gouvernements doivent garantir un accès aux terres aux petits exploitants et particulièrement aux femmes qui, souvent, font le plus gros du travail sur les terres mais qui rencontrent les plus grandes difficultés à en devenir propriétaires.

Il faut considérer les stratégies de production d’agrocarburants dans leur globalité. Tout projet qui, en détournant la production agricole alimentaire au profit d’agrocarburants, remplit les réservoirs d’un côté mais vide les assiettes de l’autre, est de toute évidence un échec.

Les investissements doivent être effectués en gardant en tête l’intérêt des communautés marginalisées plutôt que les marges de profit.

Pour cultiver ensemble un monde meilleur, il est temps de mettre un terme à l’accaparement des terres.

CULTIVONS ensemble

Rejoignez la campagne CULTIVONS pour lutter contre l'accaparement des terres et participer à un mouvement mondial destiné à remettre le système alimentaire sur la bonne voie.

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Téléchargez le rapport: Terres et pouvoirs : le scandale grandissant qui entoure la nouvelle vague d'investissements fonciers

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