Oxfam conseille vivement aux Etats-Unis et à l’Union européenne de sortir de l’impasse commerciale actuelle afin de venir en aid

Publié le : 22 Février 2006

Aujourd’hui, l’organisation internationale Oxfam a prié Peter Mandelson, Commissaire au commerce de l’Union européenne, et son homologue américain Rob Portman de faire très rapidement les concessions nécessaires pour assurer que les pays en développement bénéficient du cycle de Doha sur les négociations commerciales.

Aujourd’hui, l’organisation internationale Oxfam a prié Peter Mandelson, Commissaire au commerce de l’Union européenne, et son homologue américain Rob Portman de faire très rapidement les concessions nécessaires pour assurer que les pays en développement bénéficient du cycle de Doha sur les négociations commerciales.

Le jour même de la rencontre, visant à discuter des progrès des négociations, de ces deux hommes à Washington, Oxfam International a conseillé que l’Union européenne et les Etats-Unis arrêtent de se chercher des excuses quant au fait que la réforme des règles commerciales sur l’agriculture n’ait pas encore eu lieu, et cessent d’exprimer des demandes déraisonnables, comme exiger des pays en développement l’ouverture de leurs marchés industriels et de services. Selon Oxfam, à moins que les superpuissances commerciales ne changent leur approche des négociations, aucun accord favorable au développement ne sera possible.

« Il est temps que les grandes puissances montrent leurs capacités de direction. Le fait qu’elles présentent, ou non, de meilleures propositions ou de meilleures excuses au terme de leur rencontre constitue le test majeur », déclare Raymond C. Offenheiser, Président d’Oxfam Amérique. « Leurs propositions actuelles pour l’agriculture ne mettront pas un terme au dumping qui nuit aux pays les plus pauvres. Mandelson et Portman doivent garder en tête que ce cycle de négociations commerciales avait pour but de réformer les règles commerciales afin qu’elles bénéficient aux pays pauvres ».

La conférence ministérielle de l’OMC tenue à Hong Kong en décembre était destinée à décider d’un accord sur un projet de réformes commerciales mais est parvenue à des résultats minimes. Les membres se sont donné comme nouveau délai la date du 30 avril pour se mettre d’accord sur les modalités de l’agriculture et sont sous pression pour finaliser toutes les négociations avant l’année prochaine, date d’expiration de l’autorité expéditive du Président Bush en ce qui concerne l’approbation d’accords commerciaux au Congrès américain. Toutefois, Oxfam met en garde que des délais imminents ne doivent pas être utilisés comme prétextes pour faire pression sur les pays pauvres afin qu’ils signent un accord qui ne serait pas dans leurs intérêts.

« Il ne faut pas se trouver dans une situation cherchant à décider d’un accord à tout prix. Il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent pour les pays en développement en ce qui concerne l’agriculture et on leur demande de vendre le futur potentiel économique de leur industrie et des services », a dit Offenheiser. « Ce genre d’attitude est inacceptable et ne devrait pas faire partie d’un cycle de développement ». 

Oxfam demande à l’Union européenne et aux Etats-Unis de couper les subsides agricoles qui faussent le commerce, mènent au dumping et réduisent les tarifs, bloquant ainsi les produits en provenance de pays en développement hors des marchés des pays du Nord. Oxfam demande également que l’on accorde aux pays en développement l’espace et la flexibilité nécessaires au développement de leurs secteurs agricole et industriel. Cette mesure inclurait la possibilité de leur permettre de désigner certains produits particuliers comme étant exempts d’engagements de libéralisation.

« Les Européens n’ont vraiment pas fait assez – l’Union européenne doit aller beaucoup plus loin dans ses propositions de réformes agricoles et doit cesser immédiatement d’exiger plus que de raison des pays en développement dans d’autres secteurs », a déclaré Offenheiser. « Une fois que les Européens auront placé la barre plus haut, les Etats-Unis devront également en faire plus – et ceci inclut la réforme de leurs subsides au coton, la mise en application d’un accès au marché pleinement exempt de taxes et de droits de douanes pour les pays en développement, et tenir leurs promesses sur l’agriculture ».

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