Comment les agriculteurs sont exclus du marché du coton

Les coûts des réformes de la Banque mondiale au Mali

Publié le : 15 Mars 2007

Avec le blocage dans les négociations commerciales à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), les subventions au coton accordées par les pays riches restent intactes, ce qui lèse les producteurs de coton pauvres.

Les réformes en vue de la privatisation de la filière coton malienne sous l’égide de la Banque mondiale, et notamment l’adoption d’un nouveau mécanisme de détermination des prix, exacerbent davantage les conditions difficiles qui prévalent dans les communautés productrices de coton.

Un niveau minimal de stabilité des prix est essentiel pour la assurer la sécurité des revenus dans la filière coton et pour empêcher que les populations ne s’enfoncent davantage dans la pauvreté. La large communauté des donateurs devrait fournir des fonds adéquats pour financer un fonds de soutien au secteur du coton, mais aussi investir dans les services de vulgarisation rurale et soutenir la constitution de capacité des agriculteurs, afin de leur permettre de maximiser les gains qu’ils peuvent tirer de nouvelles opportunités de marché.