Solutions durables pour les personnes déplacées

Les défis à l'Est du Tchad

Publié le : 1 Mars 2012
Auteur: 
Caroline Baudot

De 2005 à 2007, la superposition des crises aux niveaux régional et national a causé le déplacement interne d’environ 180 000 personnes à l’Est du Tchad. Le contexte a cependant évolué depuis.

Au moment où ce rapport était publié, en mars 2012, les incursions de milices Janjaweed et les combats entre les rebelles tchadiens et les forces gouvernementales avaient cessé. Le gouvernement tchadien souhaite mettre fin à la distinction entre personnes déplacées et populations hôtes. A l’heure actuelle, les personnes déplacées choisissent entre l’intégration, la relocalisation ou le retour dans leur village d’origine.

Ce rapport vise à promouvoir une réflexion commune pour une action décisive sur les solutions durables aux déplacements guidée par les besoins et les droits de ces populations.

Si les crises ayant causé les déplacements sont maintenant contenues, la mise en oeuvre de conditions satisfaisantes pour que les choix des populations soient réellement durables rencontre de nombreux défis. 

Le gouvernement tchadien a reconnu publiquement qu’il lui incombe de mettre en place un cadre approprié pour les solutions durables, en apportant sécurité, état de droit, respect des droits humains, accès aux services de base, à la terre et aux moyens de subsistance. Ce discours politique a pourtant été peu suivi d’actions concrètes

Principales recommandations

Le rapport inclut des recommandations détaillées à l´endroit du gouvernement tchadien, des agences des Nations unies, des bailleurs et de la communauté humanitaire et de développement dans son ensemble afin de relever ces défis :

  • L’engagement accru de l’Etat tchadien dans le développement de la région et la promotion de solutions durables aux déplacements: l’Etat peut jouer un rôle moteur, en assurant une présence accrue de ses représentants, en finançant le Programme global de relance à l’Est du Tchad et en rapportant régulièrement sur ses contributions apportées ainsi qu’en guidant plus activement le processus selon ses priorités
  • L’amélioration de la sécurité à l’Est du Tchad : la sécurisation de la région sera l’élément clé – voir la pré condition – pour permettre aux acteurs humanitaires et de développement de répondre aux besoins des populations. Seul l’Etat peut restaurer son autorité et un Etat de droit en déployant des forces de sécurité, en renforçant le secteur de la justice et en s’assurant que les mécanismes existants ont les moyens de fonctionner effectivement
  • La résolution des conflits intercommunautaires : ces tensions récurrentes doivent être résorbées à travers la consultation des communautés, le soutien au dialogue intercommunautaire et aux mécanismes traditionnels de résolution des conflits ainsi que l’application de la règlementation sur les couloirs de transhumance
  • Le renforcement de la coordination des interventions : les informations disponibles sur les différentes zones de la région devraient être synthétisées et cartographiées (présence des services de l’Etat et des ONG et mouvements de populations) afin de contribuer à une meilleure compréhension commune du contexte.

En savoir plus

Le travail d'Oxfam au Tchad

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