Haïti : Oxfam renforce son intervention en vue de faire face à la recrudescence du choléra

“Oxfam peut répondre à une situation d'urgence, mais il appartient au gouvernement haïtien, avec le soutien de la communauté internationale, de faire le nécessaire pour doter le pays d'infrastructures sanitaires.”
Roland Van Hauwermeiren
Directeur pays d'Oxfam en Haïti
Publié le : 8 Juin 2011

L’organisation internationale Oxfam a lancé cette semaine des activités de prévention dans la communauté de Rivière Froide, commune de Carrefour, dans l’objectif de venir en aide à la population, sévèrement frappée par une hausse de l’épidémie de choléra. En plus du renforcement des actions déjà engagées dans les camps de déplacés, Oxfam se propose de faire la prévention du choléra au sein des communautés urbaines et périurbaines.

Au cours de cette intervention, Oxfam en collaboration avec les autorités locales, des organisations de la société civile et des agences internationales, se propose d’assurer la purification des points d’eau, de distribuer des tablettes de purification de l’eau, de  désinfecter les maisons où des cas de choléra ont été enregistrés. L’organisation s’engage aussi à faire la promotion des comportements hygiéniques dans les camps ainsi que dans la section communale de Rivière Froide.    

Au cours de cette intervention, Oxfam vise environ 70 000 personnes dans les communautés et plus de 77 000 occupants des camps de déplacés dans la commune, confrontée à un manque flagrant d’infrastructures sanitaires dont latrines et voies d’évacuation des eaux usées et à un accès limité à l’eau potable.

"Notre intervention se fait dans une commune surpeuplée avec très peu d’espace pour la construction de nouvelles infrastructures sanitaires. Oxfam peut répondre à une situation d'urgence, mais il appartient au gouvernement haïtien, avec le soutien de la communauté internationale, de faire le nécessaire pour doter le pays des infrastructures sanitaires et faciliter l’accès à l’eau potable tant en milieu urbain que rural, sinon le pays connaîtra de nouvelles flambées", a dit Roland Van Hauwermeiren, directeur pays d'Oxfam en Haïti.

Lors d’une première évaluation sur le terrain, des experts d'Oxfam ont constaté une certaine sensibilisation de la population par rapport à l’épidémie. Toutefois, la précarité des ressources, la densité de la population et la saison des pluies font de Carrefour une commune vulnérable et hautement exposée aux maladies liées à l’eau dont le choléra.

"Aujourd’hui les Haïtiens savent ce qu’ils doivent faire pour se protéger contre le choléra : il faut boire de l’eau potable et adopter des comportements hygiéniques. Cependant, même si la population est au courant, il lui est difficile de mettre en pratique ces recommandations vue le manque d’infrastructures sanitaires et la contamination des sources d’eau par des excrétas humains", a rappelé M. Van Hauwermeirn.

Avant le tremblement de terre de janvier 2010, 50% de la population urbaine et plus de 80% de la population rurale n’avaient aucun accès aux infrastructures sanitaires, selon un rapport publié par le Pnud en 2008.

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