Conférence d’annonces de contributions pour l’éducation : les donateurs font faux bond tandis que les pays pauvres se montrent bons élèves

Publié le : 26 Juin 2014

Plus d’un milliard de dollars manquent à l’appel pour apporter le soutien qui permettrait de scolariser 57 millions d’enfants. Ce résultat de la conférence de reconstitution des ressources du Partenariat mondial pour l’éducation, à Bruxelles, l’organisation internationale de développement Oxfam le juge particulièrement décevant.

Les grands donateurs que sont l’Allemagne, les États-Unis et les Pays-Bas se sont cantonnés au minimum, tandis que l’Union européenne, le Royaume-Uni, la Norvège, la Suède et le Danemark ont promis considérablement plus. Mais, initiative sans précédent, 27 pays en développement se sont fermement engagés à accroître leurs dépenses d’éducation de 26 milliards de dollars au cours des quatre prochaines années.

Les donateurs n’ont pu mobiliser que 2,1 milliards de dollars, alors que le Partenariat mondial pour l’éducation avait pour objectif de collecter 3,5 milliards en quatre ans pour promouvoir l’éducation des enfants à travers le monde.

Sandra Dworack, spécialiste de l’éducation chez Oxfam, a déclaré :

« 57 millions d’enfants ne vont toujours pas à l’école primaire. Il est inacceptable que des donateurs majeurs, comme l’Allemagne, les États-Unis et les Pays-Bas, ne se soient pas montrés à la hauteur du défi de scolariser ces enfants. Si ces États se soucient un tant soit peu d’aider un partenariat visant à amener davantage de garçons et de filles sur les bancs de l’école, et à former leurs enseignant-e-s, ils pourront toujours se racheter en allongeant la mise au cours des prochains mois.

« Les pays en développement font leur possible pour accroître leur budget de l’éducation. Les donateurs doivent débloquer davantage de fonds pour aider les pays pauvres à lever leurs propres ressources grâce à une fiscalité plus conséquente et plus juste. La communauté internationale doit également prendre des mesures pour mettre un frein à l’évasion fiscale des entreprises et des grandes fortunes au niveau international et assurer que les recettes sont investies dans l’éducation et les autres services essentiels. »
 

Notes aux rédactions

Le Partenariat mondial pour l’éducation est un instrument clé pour galvaniser le soutien financier et technique à l’éducation dans les pays en développement. Il a permis de réduire de moitié le nombre d’enfants non scolarisés depuis la création du fonds, en 2002.

Pour de plus amples informations sur les actuels défis de l’éducation et les revendications de la société civile à l’occasion de la conférence de reconstitution et d’annonces de contributions qui s’est tenue cette semaine, consultez le document de Fund The Future : « Financer l’avenir: Un plan d’action pour financer le Partenariat mondial pour l’Éducation » (avril 2014).

Contacts

À Bruxelles : Angela Corbalan, angela.corbalan@oxfaminternational.org ou + 32 (0) 473 56 22 60

En savoir plus

Consultez également le rapport d’Oxfam sur le programme de développement pour l’après-2015 : « Place à l’action : propositions d’Oxfam pour le cadre post-2015 ».

Permalink: http://oxf.am/dKd