Rio+20 : les enjeux clefs du sommet dans trois économies émergentes

Les études de cas suivantes livrent une analyse de la situation dans trois économies émergentes sur les questions clefs de la sécurité alimentaire, du changement climatique et de l'accès à l'énergie. Elles donnent également un aperçu du travail d'Oxfam et de ses partenaires en vue d'obtenir des changements sur ces enjeux essentiels, au cœur des discussions du sommet de la Terre Rio+20.

Les Sud-Africaines mènent le « deuxième combat » contre la faim et la discrimination

En cette année, qui marque le centenaire de l’ANC et de son combat contre l’apartheid, les Sud-
Africaines se mobilisent à nouveau contre l'injustice. Aujourd’hui, elles luttent contre la faim et la pauvreté, ainsi que contre la discrimination sexiste. En août dernier, le président Jacob Zuma qualifiait l’émancipation économique des Sud-Africaines de « deuxième combat » après leur rôle méconnu et néanmoins crucial dans le combat pour la libération.

Les Sud-Africaines jouent notamment un rôle clef dans l'agriculture, dont 61% des acteurs sont des femmes. Or ce secteur est très sensible aux changements climatiques. Les agricultrices ne savent plus ni quoi ni quand planter. L’imprévisibilité des conditions météorologiques plombe les rendements agricoles. Les militantes sud-africaines ont conscience qu’il faut des solutions politiques de portée mondiale. Des groupes locaux de femmes se sont donc organisés...

> Rio+20 : Etude de cas sur l'Afrique du Sud (PDF) 

Lutte contre la faim et la pauvreté au Brésil : un beau succès certes, mais...

Le Brésil a obtenu de fabuleux résultats en matière de lutte contre la pauvreté et la faim à l’échelle nationale. En seulement neuf ans, il a réduit la malnutrition infantile de 61 % et la pauvreté rurale de 15 %, principalement en favorisant l’agriculture locale et la consommation de produits locaux. En parallèle, il a eu le même succès avec ses ventes alimentaires, si bien qu’il est en passe de devenir le premier exportateur mondial de produits alimentaires.

Le Brésil semble avoir trouvé le Graal de l’alimentation à l’ère de la mondialisation. L’an dernier, il a mis sur pied un centre d’excellence pour la lutte contre la faim afin de partager avec les autres pays en développement l’expérience qu’il a acquise dans le cadre de son programme « Fome Zero » (Faim zéro). Le Brésil est également devenu une référence internationale en matière de sécurité alimentaire. À Rio, tout le monde sera à l’écoute du Brésil. Et pourtant, une question lancinante reste sans réponse...

> Rio+20 : Etude de cas sur le Brésil (PDF)

La course à l’autosuffisance alimentaire de la Russie a ses limites

La Russie jouera un rôle majeur dans la refonte du système alimentaire mondial de demain. Elle a la ferme volonté de devenir une superpuissance alimentaire. C’est le pays le plus vaste du monde (avec un territoire quasiment deux fois plus grand que le Canada, au deuxième rang) et seul le Brésil possède davantage de ressources en eau douce. Atteignant pratiquement l’autosuffisance en minéraux et pour la plupart des formes d’énergie, la Russie vise à présent l’autonomie alimentaire.

En 2008, la Russie a remis en service sa « doctrine de sécurité alimentaire ». L’objectif : que chaque Russe ait accès à une nourriture sûre et suffisante, principalement de production nationale. Cette doctrine, bien que globalement appréciable, présente toutefois de sérieuses limites. S’agissant de relever le défi de nourrir l’ensemble de sa population, la Russie fait des hypothèses irréalistes et des choix politiques contestables. Orienter de nouvelles politiques et de nouvelles ressources vers les petites exploitations agricoles permettrait d’injecter de l’argent dans les régions rurales où vivent les populations pauvres qui en ont le plus besoin et qui produisent l’essentiel des denrées alimentaires du pays.

> Rio+20 : Etude de cas sur la Russie (PDF)

En savoir plus

Campagne d'Oxfam CULTIVONS

Etudes de cas sur l'Inde et les Philippines (PDF, en anglais)