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Référendum au Sud-Soudan : diaporama
Du 9 au 15 janvier 2011, les citoyennes et citoyens du Sud-Soudan votent dans le cadre d’un référendum historique pour décider de rester au sein d’un Soudan uni ou de faire sécession et devenir le plus jeune Etat indépendant.
Quelle que soit l’issue du scrutin, le Sud-Soudan n’en demeure pas moins l’une des régions les moins développées au monde et continuera d’avoir besoin d’un soutien à long terme.
De nombreux défis attendent le Sud-Soudan, l'une des zones les moins développées au monde, quel que soit le résultat du référendum qui s'est ouvert dimanche 9 janvier 2011. Sur la photo : des électeurs et électrices font la queue devant un bureau de vote ©Alun McDonald/Oxfam
Une longue marche pour aller voter, le 9 janvier 2011. Le Sud-Soudan revient de loin, mais beaucoup reste encore à faire pour assurer son développement. ©Alun McDonald/Oxfa
Trop jeunes pour voter, des enfants et adolescents se joignent au mouvement, à proximité d'un bureau de vote, le 9 janvier 2011. Parmi les défis à relever : assurer une éducation au sein d'une population qui, à 80%, ne sait ni lire ni écrire. ©Alun McDonald/Oxfam
Des dizaines de milliers de sud-Soudanais installés au Nord sont retournés au Sud avant le référendum. Après six ans au Nord, Martha Nyajak et sa famille viennent de rentrer, la veille, dans l’Etat d’Unité (Al Ouahdah). "Ce soir, nous dormirons dehors pour la deuxième nuit. Il fait très froid. J’espère que, plus tard, je pourrai envoyer mes enfants à l’école. Ils n’ont jamais été scolarisés." Oxfam aide les nouveaux arrivants en leur fournissant de l’eau et des abris. ©Caroline Gluck/Oxfam
Les retours massifs de population mettent sous pression les communautés extrêmement pauvres qui avaient déjà du mal à se procurer eau et nourriture. Plus de la moitié de la population du Sud-Soudan n’a pas accès à une source d’eau potable, la majorité s’approvisionnant sur des courts d’eau pollués ou des mares. Les équipes techniques d’Oxfam aident à réparer puits et pompes afin de permettre aux communautés de bénéficier d’approvisionnement régulier en eau potable. © Photo : Caroline Gluck
La population nourrit de grands espoirs pour le développement de la région, à l’issue du référendum. Rebecca Nyajung et sa famille sont eux aussi retournés récemment au Sud-Soudan, après 21 années passées au Nord. "J’espère que, quand le Sud aura obtenu son indépendance, nous pourrons enfin avoir accès à de bonnes cliniques, à l’eau et que notre avenir sera meilleur." Mais il y a tant à faire que le Sud-Soudan aura besoin de beaucoup d’aide pour satisfaire ces attentes. ©Caroline Gluck/Oxfam
Plus de 200 000 personnes ont quitté leurs foyers l’an dernier, à travers le Sud-Soudan, pour fuir des conflits meurtriers, localisés et souvent déclenchés par la lutte pour l’accès à des ressources rares, telles que les terres, l’eau et le bétail, et alimentés notamment par les nombreuses armes qui circulent encore. Oxfam organise des ateliers de pacification et de résolution des conflits pour que les différends soient réglés de manière pacifique au sein des communautés. ©Caroline Gluck/Oxfam
Seule une personne sur quinze au Sud-Soudan a accès à des latrines et à des équipements sanitaires adéquats. En conséquence, les maladies hydriques telles que le choléra et la diarrhée peuvent se propager facilement. Les équipes sanitaires d’Oxfam organisent régulièrement des réunions communautaires pour expliquer les règles élémentaires qui permettent de réduire les risques de maladie. ©Caroline Gluck/Oxfam
Parmi les moyens de réduire les maladies : le nettoyage régulier des bidons qui contiennent l’eau destinée à la famille. Dans l’Etat d’Unité, les femmes aident les communautés à s’organiser pour que des séances de nettoyage aient lieu fréquemment. Oxfam distribue des bidons dans les villages, un bien précieux alors que des femmes et des enfants doivent parcourir des kilomètres chaque jour pour collecter quelques litres d’eau seulement. ©Caroline Gluck/Oxfam
Le potentiel agricole du Sud-Soudan est considérable mais la production reste limitée en raison du manque d’infrastructures, telles que des routes et des lieux de stockage, et de l’insécurité permanente. Sur les marchés de la capitale, Juba, beaucoup de fruits et légumes sont même importés du Kenya et d’Ouganda. Oxfam soutient les petites exploitations agricoles et les groupements de femmes en leur fournissant des semences, des outils et des équipements. ©Alun McDonald/Oxfam
Dans l’Etat des Lacs, des camps pastoraux de ce type accueillent souvent des milliers de bêtes. Oxfam a formé des agents vétérinaires pour veiller à ce que vaches et chèvres soient bien vaccinées et puissent bénéficier de soins en cas de maladie. Les bêtes procurent des revenus pour les familles et du lait pour les enfants. Les équipes d’Oxfam spécialisées dans les moyens de subsistance distribuent également des chèvres et des volailles aux familles pauvres. ©Caroline Gluck/Oxfam
De nombreux enfants passent leurs journées à veiller sur le bétail ou à aller chercher de l’eau. Rares sont ceux, au Sud-Soudan, qui ont la chance d’aller à l’école : moins d’un sur deux parvient à terminer sa scolarité primaire. Et trois filles sur quatre n’ont jamais été scolarisées. La guerre a interrompu l’éducation de toute une génération : près de 80% de la population est analphabète. Les écoles sont désormais plus nombreuses, mais restent rudimentaires et surpeuplées. ©Alun McDonald/Oxfam
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Blog : Conflits et Urgences
4 Mai, 2012 - 17:17
