Camion-citerne acheminant de l'eau, à Gaza
Près de 80% de la population de Gaza dépend de l'aide humanitaire

Blocus de Gaza

“Par la levée du blocus, nous aurons une chance de mettre fin au cycle de la violence.”

Depuis plus de six ans, 1,7 million de Palestiniens de la Bande de Gaza sont soumis à un blocus imposé par le gouvernement israélien et se retrouvent quasiment coupés du monde. Un an après le cessez-le-feu décrété par le gouvernement d'Israël et le Hamas, une embellie économique pour les Palestiniens se fait toujours attendre.

Bien que globalement ces douze derniers mois aient été les plus calmes depuis dix ans sur le plan de la sécurité, les violations continuent, tandis que les promesses de faciliter les mouvements des biens et des personnes dans et hors de Gaza ne sont toujours pas tenues.  

L’action d’Oxfam

A la suite des inondations causées par les intempéries en décembre 2013, nous avons distribué des couvertures, des matelas et des kits d’hygiène à des familles parmi celles qui ont été les plus durement touchées. >>Photos

Oxfam intervient à Gaza depuis une quinzaine d’années. Avec nos partenaires locaux, nous contribuons à :

  • Constituer et renforcer des ressources durables pour les familles, grâce à des activités génératrices de revenus
  • Soutenir l’émancipation des femmes, leur participation et leur rôle dans l’économie
  • Améliorer la santé publique et la qualité de l’eau dans les zones les plus vulnérables
  • Aider les paysans à accroître leur productivité grâce à la mise en valeur de leurs terres

En plus d’aider les Palestiniens de Gaza à surmonter les conditions d’indigence dans lesquelles ils vivent actuellement, Oxfam s’est engagé à essayer de trouver des solutions pour mettre fin au blocus et à l’occupation afin que les Gazaouis puissent vivre dans la dignité en exerçant pleinement leurs droits.

A cette fin, Oxfam continue d’exprimer ses préoccupations, aux décideurs comme au grand public, concernant le besoin d’un accord de paix durable qui commencerait par le renoncement à la violence par chacune des parties.

Le contexte

Le blocus a dévasté l’économie gazaouie, restreint la liberté de mouvement et entravé fortement l’accès aux services essentiels dont les gens ont besoin. Le blocus accentue également la fragmentation du territoire et entrave les liens économiques, sociaux et politiques entre les Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie.

Gaza - agriculture
  • Exportations : au cours des dix premiers mois de 2013, seuls 111 camions de produits destinés à l'exportation ont pu quitter Gaza, contre 254 en 2012. L'année 2013 est d'ores et déjà considérée comme celle ayant connu le volume d'exportation le plus faible depuis 2009.
  • Importations : le gouvernement égyptien a fermé la plupart des tunnels que la population gazaouie utilisait pour importer des produits alimentaires, du carburant et des matériaux de construction à des coûts abordables.
  • Agriculture et pêche : les restrictions continuent d'avoir un impact dévastateur sur les moyens de subsistance et l'économie. Les pêcheurs ont pour interdiction de s'éloigner au-delà de six milles nautiques de la côte tandis que les agriculteurs n'ont pas le droit d'accéder à une large part des terres fertiles situées le long de la limite du territoire de la bande de Gaza.
  • Emploi : à la fin de l'année 2013, le taux de chomage avoisine les 40%. Le secteur de la construction, l'un des rares à avoir réussi à croître sous le blocus, pâtit lourdement de la chute des approvisionnements en matériaux de construction, dont le volume n'atteint plus que le tiers du niveau antérieur au blocus.
  • Infrastructures : Seul 40% du carburant nécessaire entre actuellement à Gaza quotidiennement et la population est donc confrontée à des pannes d'électricité de plus en plus fréquentes. Des coupures pouvant durer de 12 à 16 heures par jour limitent le bon fonctionnement des services essentiels.
  • Aide : Plus de 80% de la population de Gaza a besoin d'aide humanitaire pour survivre et selon les premières évaluations, 65% des familles gazaouies sont en situation d'insécurité alimentaire, fin 2013. Deux habitants sur trois ne reçoivent de l'eau potable qu'une fois tous les trois ou quatre jours. 
  • Sécurité : au cours de l'année passée, Israël a été responsable de plus de 300 incidents de tirs à balles réelles aux frontières et sur les eaux – dont la moitié à l’encontre de pêcheurs en mer – tandis que les factions palestiniennes ont tiré plus de 140 roquettes artisanales en direction d’Israël.   

Le gouvernement israélien doit faciliter une ouverture appropriée permettant le passage des biens de première nécessité, afin que nous puissions continuer à venir en aide aux personnes dans le besoin.

La réconciliation entre les différentes factions palestiniennes est également nécessaire, de toute urgence ; mais plus encore, ce dont Gaza a avant tout besoin, c’est de développement durable et à long terme.

Mise à jour : décembre 2013

Faites un don

Vous pouvez nous aider à financer notre travail d’urgence en faisant un don au fonds général d’urgence de votre Oxfam le plus proche. Votre argent servira à financer notre travail d’urgence qui s’étend à travers le monde, comme celui que nous effectuons à Gaza.

En savoir plus

La crise de l'électricité à Gaza laisse les femmes dans l'ombre

Gaza : cinq ans de blocus, cinq idées reçues (Oxfam Solidarité)

Oxfam et le Territoire palestinien occupé

Syndiquer le contenu
Permalink: http://oxf.am/Zhs