Le quotidien des communautés palestiniennes dans la vallée du Jourdain - photos
L’expansion des colonies, permise par des restrictions discriminatoires contre les Palestiniens dans la vallée du Jourdain, en Territoire palestinien occupé, met à mal la viabilité d’un futur Etat palestinien.
La vallée du Jourdain, en Cisjordanie occupée, a le potentiel de devenir le grenier de la Palestine. Pourtant, les Palestiniens sont maintenus dans la pauvreté et les colonies israéliennes se développent du fait des restrictions qui pèsent sur les Palestiniens en matière de construction et d’accès à l’eau et à la terre. Ces photos montrent comment les Palestiniens y font face, au quotidien.
Photos : Simon Rawles/Oxfam
Pour en savoir plus, lire le rapport : Au bord du gouffre : les colonies israéliennes et leur impact sur les Palestiniens dans la vallée du Jourdain
Exploitation agricole d’une colonie israélienne de la vallée du Jourdain. Les exploitations agricoles des colonies israéliennes dans la vallée du Jourdain reçoivent des subventions gouvernementales pour l’eau, la terre et les intrants agricoles. Selon des estimations, le gouvernement israélien dépense 24 650 dollars par colon chaque année, soit environ 57% de plus que la dépense moyenne par habitant pour les citoyens vivant à l’intérieur d’Israël.
Un berger palestinien fait paître ses moutons, dans la vallée du Jourdain. En raison des restrictions imposées par le gouvernement israélien sur l’utilisation des terres, la plupart des collines sont hors des limites autorisées et de nombreux bergers sont contraints de faire paître leurs troupeaux le long des routes.
Une femme palestinienne et sa fille à Al Malih, dans le nord de la vallée du Jourdain. 34 familles ont dû quitter Al Malih au mois de juin, quand l’armée israélienne a décidé d’utiliser cette zone pour effectuer des tirs d’entraînement militaire.
Des vaches paissent le long d’un ruisseau boueux, à Al Malih. Depuis que la source a été détournée pour alimenter une colonie voisine, les éleveurs de cette région affirment que le débit de l’eau a diminué.
Des enfants suivent un cours, dans la vallée du Jourdain. Faute de permis de construire exigés par Israël, qui permettraient de bâtir davantage de salles de classe, la plupart des cours sont dispensés sous des tentes de fortune ou en plein air.
Colonie israélienne dans la vallée du Jourdain. Les colonies israéliennes sont illégales au regard du droit international, mais les « conseils régionaux » des colonies administrent 86% des terres de cette région.
Une fillette palestinienne tue le temps, sous la tente familiale. Les Palestiniens ont beaucoup de mal à obtenir des permis de construire israélien pour bâtir des maisons, des écoles, des routes et des réseaux d’eau et d’électricité dans la vallée du Jourdain. 94% des demandes ont été rejetées ces dernières années.
Un Palestinien prépare son cheval aux travaux de labour. Faute de permis de construire pour les réseaux d’électricité et d’eau, les agriculteurs ne peuvent compter sur l’irrigation mécanisée. En l’absence de revenus pour investir dans des tracteurs et autres équipements, la plupart des exploitations agricoles palestiniennes de la vallée du Jourdain ne fonctionnent que grâce au travail manuel.
Situé entre la route reliant Jérusalem à la mer Morte et la colonie israélienne en pleine expansion de Maale Adummim, le village de Khan Al Ahmar est l’une des vingt communautés palestiennes confrontées à la perspective de démolitions et déplacements dans cette région.
Une famille palestinienne travaille sur ses terres, dans la vallée du Jourdain. Les membres de cette famille n’ont pas obtenu l’autorisation d’installer un système d’irrigation mécanisée. Ils doivent donc arroser leur champ à la main, à l’aide d’un tuyau d’arrosage relié à une grande citerne.
Un garçon joue devant sa maison à Khan Al Ahmar, entre la vallée du Jourdain et Jérusalem. Les autorités israéliennes ont ordonné la démolition de leur abri de fortune, fait de plastique et de tôle, parce qu’il a été construit sans autorisation israélienne. 4 000 nouvelles constructions ont été autorisées dans la colonie voisine.
Un père envoie ses enfants à l’école, à Khan Al Ahmar. Leur école risque d’être démolie, faute de permis de construire. Cet établissement accueille les enfants de vingt communautés et est la seule école primaire pour les enfants palestiniens de la région.
Une famille palestinienne de la vallée du Jourdain dont la maison a été détruite quatre fois durant l’année passée. Bien qu’ils possèdent un acte de propriété, on leur a récemment signifié qu’ils devaient quitter les lieux car leur terre est désormais considérée comme une zone militaire israélienne.
