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Des latrines pour les victimes des inondations au Pakistan
Les latrines : des équipements simples mais essentiels
Dans l’impossibilité de rentrer chez eux, en raison des inondations qui touchent encore de vastes zones, environ 3 100 familles, soit autour de 22 000 personnes, vivent dans les camps de Shabaz et Sabzi Mandi, à Hyderabad, au Pakistan. Sur place, Oxfam travaille avec des partenaires locaux, SPO (Strengthening Participatory Organisation) et BHS (Bhandar Sangat), avec le soutien du département britannique pour le Développement international, à l’approvisionnement en eau, la mise en place d’équipements sanitaires et la sensibilisation à l’hygiène. De simples équipements tels que des latrines sont appréciés par les communautés bénéficiaires, comme le démontrent les témoignages suivants.
Photos : Jane Beesley/Oxfam

"Ces latrines très bien : elles permettent de respecter l’intimité et nous pouvons les utiliser à n’importe quel moment. Les femmes nettoient les toilettes des femmes, les hommes celles des hommes, matin et soir. Une quarantaine d’hommes utilisent ces toilettes. Nous vivons dans ce camp depuis trois mois environ. Avant d’avoir ces latrines, nous devions aller dans la nature. Ces latrines sont bien mieux ! Elles sont très confortables et nous pouvons nous laver les mains facilement", Berirag
Oxfam et les équipes de sensibilisation à la santé publique de ses partenaires locaux travaillent dur avec les communautés afin d’améliorer les connaissances en matière d’hygiène, particulièrement auprès des enfants. "Nous nous lavons les mains avant de manger, après être allés aux toilettes, après avoir joué, explique Forzana, 7 ans. Nous devrions nous laver les mains tout le temps."
"Maintenant que nous avons ces latrines, nous pouvons les utiliser plutôt que d’aller dans la nature. Et elles nous préserverons de nombreuses maladies. Quand les gens font en plein air, tout un tas de microbes peuvent être véhiculés par les mouches. Mais si on utilise ces toilettes et que l’on se lave les mains, on pourra éviter ces maladies. Nous n’avions pas de latrines avant, dans notre village, mais c’est vraiment bien. Ces latrines assurent intimité et sécurité", Zahidan
Le camp de Sabzi Mandi était autrefois le site d'un marché aux légumes. Situé à proximité de la ville, il n’offre qu’un espace restreint aux familles qui y vivent. Dans un lieu public confiné comme celui-ci, l’intimité et des règles d’hygiène strictes sont d’autant plus essentielles. Comme dans le camp de Shabaz, la communauté de Sabzi Mandi a élu des comités "WASH" en charge de l’eau, des équipements sanitaires et de l’hygiène.
Gulzadi, Toti et Amiran, membres d'un comité "WASH". "Il y a six membres de comité par bloc sanitaire, trois hommes et trois femmes, explique Gulzadi. Notre communauté nous a élus. Notre responsabilité est de veiller à ce que les zones autour des tentes restent propres et que les latrines soient utilisées correctement et nettoyées. Ca ne représente pas vraiment une difficulté, parce que nous sommes si heureuses d’avoir ces équipements", Amiran
"Nous avons beaucoup appris des personnes chargées de la sensibilisation à la santé publique, particulièrement sur la propreté et comment cela peut nous préserver de maladies que nous attrapions avant. Par exemple, si quelqu’un arrive de l’extérieur et lave ses mains avant de manger, il ne tombera pas malade. Et nous ramènerons toutes ces connaissances sur la propreté chez nous, quand nous rentrerons", Gulzadi
"Je pense que les latrines que vous avez construites sont super", s’enthousiasme Bhutto. "De première classe...", l’interrompt Abdul Hameed. "Aussi bien les hommes que les femmes les utilisent. Il y a des toilettes séparées pour les hommes et les femmes. Et les hommes sont très contents de les utiliser aussi. Ca nous permet d'avoir une certaine intimité."
“J’aime vraiment mon travail. J’apprends tellement avec Oxfam, dont les équipes viennent nous voir fréquemment, nous soutiennent et nous forment beaucoup. Je peux parler avec Sonia (PHP pour Oxfam) à n’importe quel moment. Elle est toujours disposée à écouter et à nous aider à résoudre nos problèmes. Nous sommes très contents de travailler avec Oxfam.", Dureshi Siddiqi, chargée de la sensibilisation à la santé publique.
Ce programme est soutenu par des fonds du département britannique pour le Développement international. Dans la région du Sind inférieur, Oxfam et ses partenaires locaux ont pour ambition de fournir de l’eau, des équipements sanitaires et des programmes d’hygiène à environ 105 000 personnes, soit 15 000 familles, installées dans les camps et les villages. En décembre 2010, Oxfam avait déjà pu venir en aide à plus de 44 000 personnes.
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Permalink: http://oxf.am/ZdZ
