La catastrophe a touché 2,4 millions de personnes

Cyclone au Myanmar

“Le cyclone a eu de sévères conséquences sur la vie et les moyens de subsistance des personnes et il leur faudra des années pour s’en remettre entièrement. ”
Claire Light,
Directrice régionale d’Oxfam à Myanmar

Environ 140.000 personnes sont décédées ou ont disparu lorsque le cyclone Nargis s’est abattu sur la région méridionale du Myanmar le 2 mai 2008. Cet ouragan est la catastrophe naturelle la plus dévastatrice que le Myanmar ait connue et le 8ème plus mortel au monde. Il a touché 2,4 millions de personnes sur le delta de l’Ayeyarwady et sur Rangoun et a provoqué 4,1 milliards de dollars de pertes et de dégâts.

D’après le Tripartite Core Group, environ 180 millions de dollars seulement ont été reçus sur les 691 millions jugés nécessaires entre 2009 et 2011 pour rétablir la vie des populations comme elle l'était avant le cyclone.

Deux ans après

À ce jour, l’intervention humanitaire d’Oxfam a permis de porter assistance à environ un demi-million de personnes.

Notre intervention, directe ou en collaboration avec nos partenaires, comprend un mélange de sécurité alimentaire, d’approvisionnement en eau, d’assainissement et de fourniture d’abris d’urgence. Nous avons aussi aidé les populations à retrouver des moyens de subsistance.

Logement

En collaboration avec nos partenaires, nous avons fourni à 53 000 familles des matériaux permettant de construire des abris d’urgence.

Ces matériaux offerts peuvent être des bâches pour créer des abris d’urgence, ainsi que de la chaume, du bambou, du bois ou des outils afin que les personnes puissent réparer ou reconstruire leur toit, ou encore l’ensemble des matériaux nécessaires à la construction complète de logements.

Cela a permis non seulement d’offrir un abri aux familles, mais en outre elles ont pu rester ensemble et elles se trouvent dans une position leur permettant de reconstruire leurs moyens de subsistance.

« Je ne peux vous dire combien j’ai été heureux lorsque nous avons appris que nous aurions un maison. Avant, lorsque nous vivions sous la bâche qui nous servait d’abri, nous avions chaud, nous étions malheureux et nous ne pouvions gagner notre vie. Lorsque nous avons obtenu cette maison nous avons pu reprendre le travail et maintenant nous possédons notre propre maison, et cela me rend très, très heureux. »

Khin Ohn, bénéficiaire de matériaux de construction fournis par Oxfam.

Eau et assainissement

Oxfam travaille auprès des communautés afin de développer des moyens de recueillir de l’eau. Cela inclut la réhabilitation ou la construction de puits et d’étangs, et l’élaboration de systèmes de récolte de l’eau. À ce jour, nous avons aidé 64 000 familles à subvenir à leurs besoins en eau.

Nous avons aussi distribué des réservoirs pour le stockage de l’eau et des trousses d’hygiène pour permettre aux populations d’obtenir une eau plus propre et plus sure. De manière plus récente, nous avons travaillé avec les communautés afin de reconstruire les latrines, mais selon un nouveau modèle, à la fois plus solide et plus résistant aux inondations, et qui permettra de limiter la propagation de la diarrhée.

Dans le cadre de nos activités, nous avons aussi formé des bénévoles locaux afin qu’ils fassent la promotion de la santé publique dans leur communauté, dans le but d’y améliorer la santé et l’hygiène. 

« Notre précédente latrine avait été construite avec ce que nous avions à notre disposition et a été détruite par le cyclone. Celle-ci (fournie par Oxfam) sera solide et ne s’envolera pas. Nous la partagerons avec notre voisin. »

Daw Win Htay, bénéficiaire d’une latrine grâce à Oxfam.

Moyens de subsistance

Dans les premiers mois ayant suivi le cyclone, Oxfam et ses partenaires ont commencé à apporter une assistance aux populations afin qu’elles puissent recommencer à gagner leur vie et commencer au moins à satisfaire leur besoins quotidiens.

Les riziculteurs ont reçu des « colis d’aide au relèvement » comprenant des graines, des outils, des fourches et des engrais. Distribués au bon moment, ceux-ci ont permis aux agriculteurs de récolter du riz cette année.

Des filets de pèche et des embarcations ont aussi été distribués à des pécheurs et à des femmes qui avaient perdu leur moyens de subsistance à cause du cyclone. D’autres activités de soutien comprennent la distribution de porcelets, des programmes de travail contre rémunération, et un soutien spécial aux personnes qui possédaient de petites entreprises. A ce jour, nous avons aidé 37 000 familles à retrouver un revenu, à se nourrir et à participer à des programmes de travail contre rémunération.

Deux années après, les moyens de subsistance continuent de poser un défi majeur. Oxfam envisage de continuer d’apporter ce soutien vital aux personnes et aux communautés victimes de la dévastation causée par le cyclone Nargis.

« Avant, nous avions un cochon, mais il est mort pendant le cyclone. Après Nargis, nous n’avions pas les moyens de nous en acheter un, alors Oxfam nous a donné ces porcelets, ce qui nous a rendus très heureux. Ces porcelets nous permettent de mieux nous en sortir [financièrement] ».

Hla Aye, qui a reçu deux porcelets de la part d’Oxfam.

Contexte

Le cyclone Nargis s’est abattu sur Myanmar les 2 et 3 mai 2008, dévastant le delta de l’Ayeyarwady, laissant 140 000 personnes mortes ou portées disparues. Environ 2,4 millions de personnes ont été sévèrement touchées, le cyclone ayant endommagé ou détruit pratiquement tout ce qui se trouvait sur son chemin.

Quelque 790.000 habitations ont été endommagées ou détruites lors du passage du cyclone. Des villages entiers ont été rayés de la carte en quelques instants, tout autant que les principaux moyens de subsistance des populations : bateaux, filets de pèche, cultures, outils et bétail.

Tout de suite après le passage du cyclone, les donateurs ont réagi avec générosité. Ainsi, une assistance efficace a-t-elle été portée aux habitants du delta pour les aider dans leurs premiers efforts de relèvement. Toutefois, un soutien international continu sera nécessaire pendant plusieurs années afin de garantir que les régions les plus touchées se remettent de cette catastrophe.

Les communautés ont toujours besoin de soutien afin de reconstruire leur vie. Il est aussi nécessaire de mettre en place des mesures de réduction des risques afin de prévenir et de limiter, à l’avenir, les conséquences des catastrophes.

Dons

Vous pouvez nous aider à financer notre travail d’urgence en faisant un don au fond général d’urgence de votre Oxfam le plus proche. Votre argent servira à financer notre travail d’urgence qui s’étend à travers le monde, comme celui effectué suite au passage du cylcone Nargis.

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