Les bons et les méchants de l’Europe

Dette, commerce et aide aux pays pauvres : les pays à la traîne

Publié le : 14 Février 2005

2005 est déjà une année extraordinaire. Le tsunami du 26 décembre dans l’Océan Indien a causé des dégâts a grande échelle, tué des centaines de milliers de personnes, laissé des millions d’autres sans abri et précipité des pays déjà pauvres dans une pauvreté encore plus profonde. Alors que la catastrophe a causé d’immenses dégâts la vague mondiale de solidarité et de générosité publique qui l’a succédé est aussi une source d’espoir. L’afflux massif d’aide aux victimes a démontré ce que la communauté internationale de réaliser quand elle agit à l’unisson. Les destructions causées par le tsunami sont bien plus qu’un désastre naturel. L’impact a été renforcé par la prévalence d’une pauvreté extrême et d’une marginalisation dans la région. Il est généralement reconnu que les pays sinistrés auront besoin d’un appui significatif durant de nombreuses années pour se reconstruire. Mais il convient également de reconnaître que le manqué d’action internationale pour reformer la dette, l’aide au développement et les politiques commerciales a un impact dévastateur similaire sur les pays pauvres et requiert le même niveau de solidarité et de détermination de la part de la communauté internationale. Chaque semaine, la pauvreté tue plus de personnes que le tsunami asiatique. La question est : la réaction au tsunami a-t-elle été un événement unique, ou les problèmes auxquels les pauvres sont confrontés sont-ils devenu une priorité constante du monde riche ?

 

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