Séisme en Haïti 2010
Le 12 janvier 2010, Haïti était secoué par le plus violent séisme que le pays ait connu en deux siècles. Plus de 220 000 personnes sont mortes, 300 000 ont été blessées et plus d’un million se sont retrouvées sans abri.
En 2011, Oxfam a pu venir en aide à 532 000 personnes, que ce soit via des programmes d’approvisionnement en eau et de santé publique, de soutien aux petites entreprises ou d’appui aux communautés et partenaires locaux pour reconstruire et faire entendre leur voix sur les questions de gouvernance et de protection.
Notre priorité est désormais de contribuer à reconstruire et remettre sur pied le pays, en assurant la transition de l’urgence au développement avec des partenaires existants et nouveaux et en trouvant des solutions durables aux problèmes que connaît Haïti.
Grâce à votre générosité, Oxfam a pu fournir :
- Des équipements sanitaires et d'approvisionnement en eau potable à 400 000 personnes
- Plus de 300 millions de litres d'eau potable, dans des camps, chaque mois
- Des programmes d'éducation à la santé publique auprès plus 210 000 personnes
- Des abris pour 94 000 personnes
- Des programmes sur la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance auprès de 209 095 personnes
- Des programmes "argent-contre-travail" et des bourses financières à plus 125 000 personnes
La situation
Logement
A l’heure actuelle, 519 000 personnes vivent encore sous des tentes ou des bâches, dans 758 camps temporaires. 96 000 logements temporaires ont été construits.
Décombres
Le séisme a laissé plus de dix millions de mètres cubes de décombres, dont la moitié ont été déblayés, deux ans après.
Choléra
Durant des décennies, aucun cas de choléra n’avait été rapporté à Haïti. Mais en octobre 2010, cela a changé, une grave épidémie s’étant déclarée. Aujourd’hui, Haïti a le taux de contamination au choléra le plus élevé au monde, plus de 5% de la population étant affectée. Plus de 6 700 Haïtiens sont morts à la suite de cette épidémie.
Insécurité alimentaire
D’après la Coordination nationale de la sécurité alimentaire (CNSA), une personne sur deux (soit 4,5 millions) est en situation d’insécurité alimentaire, un chiffre en hausse par rapport aux estimations de 2010 qui évoquaient entre 2,5 et 3,3 millions de personnes.
Chômage
Près de 70% de la population n’occupe pas un emploi salarié. Les opportunités demeurent très limitées.
Pauvreté
Avant même le séisme, Haïti était déjà le pays le plus pauvre des Amériques, près de 80% de sa population vivant en dessous du seuil de pauvreté. Les différents indicateurs sociaux sont parmi les plus faibles au monde :
- 80 enfants sur 1000 meurent avant d’avoir atteint l’âge de cinq ans
- Haïti a le taux de mortalité maternelle le plus faible au monde, hors Afrique sub-saharienne
- Moins d’un adulte haïtien sur deux sait lire et écrire.
Services essentiels
Avant le séisme, seuls 30% de la population de Port-au-prince avaient accès à l’eau potable et à peine plus de la moitié à des équipements sanitaires.
Contexte politique
Michel Martelly a pris ses fonctions de président en mai 2011, après avoir fait campagne sur le thème du changement et avoir promis de mettre en œuvre un ambitieux programme comprenant notamment la gratuité de l’enseignement primaire et une nouvelle stratégie pour s’attaquer au problème des déplacements internes. Toutefois, privé d’une majorité parlementaire, il n’a pu former un gouvernement avant le mois d’octobre 2011. De plus, le mandat de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti a expiré en octobre et n’a pas été renouvelé depuis.
Protection
Les plus pauvres sont aussi les plus exposés aux crimes et à la violence (notamment aux violences sexuelles, qui ont augmenté dans les camps, après le séisme), les femmes, les enfants et les personnes âgées et/ou handicapées étant particulièrement vulnérables. Par ailleurs, une enquête de l’Organisation internationale des migrations (OIM) réalisée en juillet 2011 a mis en évidence une augmentation de 400% des expulsions foncières entre juillet 2010 et juillet 2011. 175 camps (soit un cinquième des sites accueillants des familles déplacées) sont aujourd’hui menacés d’expulsion.
Les progrès réalisés avec Oxfam depuis deux ans
En 2011, Oxfam a pu venir en aide à 532 000 personnes, que ce soit via des programmes d’approvisionnement en eau et de santé publique, de soutien aux petites entreprises ou d’appui aux communautés et partenaires locaux pour reconstruire et faire entendre leur voix sur les questions de gouvernance et de protection.
Nos priorités ayant évolué, de l’urgence à la reconstruction, Oxfam, ainsi que de nombreuses autres organisations humanitaires, a progressivement cessé ses activités directes dans les camps et, à la fin de l’année 2011, n’intervenait plus directement que dans deux camps, Corail (à Croix des Bouquets) et Golf (à Delmas), dont la situation est plus complexe en raison de leur forte population.
Notre action se concentrera désormais sur la reconstruction du pays, dans les zones urbaines, périphériques et rurales en dehors de Port-au-prince, aux côtés de partenaires, qu’ils soient existants ou nouveaux, pour trouver des solutions durables aux problèmes que connaît Haïti.
Lire le rapport d’avancement sur Haïti – Janvier-décembre 2011
Cartographie des zones d'interventions d'Oxfam en Haïti
Afficher Oxfam en Haïti sur une carte plus grande
Des progrès nécessaires pour la reconstruction
Deux ans après, les Haïtiens continuent de subir les conséquences de ce séisme dévastateur qui a tué plus de 200 000 personnes et pousser à la rue plus d’un million de sans-abris. L’avenir d’Haïti reste en suspens, le chemin vers la reconstruction s’avérant lent et fastidieux. Alors que des milliards de dollars ont été promis, seule la moitié des fonds a été versée.
Lire les recommandations d’Oxfam pour la reconstruction d’Haïti : Haïti, une reconstruction au ralenti : deux ans après le tremblement de terre (janvier 2012)
Réaction à la suite du séisme en Haïti : un grand merci !
Comme indiqué dans notre précédent rapport d’avancement 2010, Oxfam a pu levé, grâce à la générosité des donateurs, 98 millions de dollars pour son programme triennal d’intervention à la suite du séisme en Haïti. 8 millions supplémentaires ont été collectés en 2011, ce qui porte le total des financements obtenus pour ces trois ans à 106 millions de dollars. Fin 2011, nous avions dépensé environ 96 millions de dollars. Ces fonds ont été utilisés pour répondre aux besoins essentiels des survivants du tremblement de terre et pour mettre en œuvre des solutions durables contre la pauvreté. Intermón Oxfam (Espagne) continue de recevoir des dons pour financer directement le travail de reconstruction et la lutte contre le choléra :
Intermón Oxfam (Espagne)
Cela fait 33 ans qu'Oxfam est présent en Haïti. Au moment le plus intense de notre intervention, près de 1 000 employés d'Oxfam travaillaient en Haïti, dont 90% d'Haïtiennes et Haïtiens. Nous avons travaillé avec une centaine d'organisations afin de mettre en oeuvre nos programmes. Le nombre de personnes dépendant totalement de l'aide s'est élevé jusqu’à près d'1,5 million. Nous serons encore aux côtés de la population haïtienne, à long terme, pour l'aider à reconstruire son pays.
En savoir plus
Lire : Rapport d’avancement sur Haïti – Janvier-décembre 2011
Voir : Images d’Haïti, deux ans après
Lire : Renforcer la sécurité économique des femmes rurales en Haïti
Lire : derniers blogs sur Haïti sur notre Chaîne de blogs « Conflits et Urgences »
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Dernière mise à jour : janvier 2012
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