Et des bidonvilles de Rio au conflit sanglant du Congo, l’arme la plus communément utilisée pour tuer, mutiler, violer et terroriser des innocents est le fusil.Toutefois, contrairement aux armes de destructions massives, la prolifération des revolvers et autres armes conventionnelles ne dispose d’aucune réglementation, ce qui est très dangereux.Le droit des pays à la défense nationale est évident. Mais les pays ont également la responsabilité de faire en sorte que les armes qu’ils achètent ou vendent ne soient pas utilisées pour commettre des abus des droits de l’homme ou pour nuire au développement.En 2006, le monde a l’occasion de faire le premier pas pour placer le commerce des armes sous contrôle, en entamant des négociations sur un Traité international sur le commerce des armes. Ce traité interdirait toute vente d’armes là où il est évident que ces armes seront utilisées afin de violer le droit international. Ce que nous demandons n’est pas révolutionnaire. Ca consolide simplement les obligations existantes et émergentes des pays régis par le droit international en en faisant un standard universel quant à la vente des armes. Mais ça a le pouvoir de sauver des centaines de milliers de vies de par le monde. Plus de 45 pays ont déjà accordé leur soutien.Dans 100 jours, les Etats membres des Nations unies se réunissent à New York à l’occasion de la deuxième conférence mondiale sur les armes légères. Nous demandons à tous les gouvernements de défendre les contrôles à échelle mondiale sur le commerce des armes légères au cours de cette réunion.Si nous y parvenons, les négociations sur un Traité sur le commerce des armes pourraient être entamées plus tard dans l’année. Si non, la vente irresponsable d’armes continuera à attiser la souffrance et la pauvreté à travers le monde.Signataires :