L’Organisation internationale du café est en tête de liste afin de réduire la pauvreté

Publié le : 6 Avril 2006

Boston - Aujourd’hui, Oxfam international et douze organisations partenaires de par le monde ont demandé à l’Organisation internationale du Café d’user de sa position unique dans le secteur caféier pour atténuer la crise du café, une urgence humanitaire à laquelle se retrouvent confrontés des millions de petits exploitants qui produisent 75% du café mondial. Les 13 organisations ont présenté leurs recommandations à l’OIC dans le rapport "Des raisons de changer: Faire entendre la voix des petits producteurs dans le prochain Accord international sur le Café".

Boston - Aujourd’hui, Oxfam international et douze organisations partenaires de par le monde ont demandé à l’Organisation internationale du Café d’user de sa position unique dans le secteur caféier pour atténuer la crise du café, une urgence humanitaire à laquelle se retrouvent confrontés des millions de petits exploitants qui produisent 75% du café mondial. Les 13 organisations ont présenté leurs recommandations à l’OIC dans le rapport “Des raisons de changer: Faire entendre la voix des petits producteurs dans le prochain Accord international sur le Café”.

“Etant l’une des voix les plus influentes sur le marché du café, l’OIC peut répondre aux besoins des petits producteurs de café, véritable clé de voûte de toute cette industrie”, a déclaré Seth Petchers, responsable de la campagne café d’Oxfam international. « L’OIC peut plus particulièrement apporter des solutions substantielles, exhaustives et durables à la crise du café ».

Au niveau international, l’OIC est le seul forum spécialisé dans les questions liées au café et elle est en position de fournir un point central pour la coopération internationale en faveur du développement d’une économie caféière durable. Le fait que l’OIC réunisse des gouvernements producteurs et consommateurs de café pour développer des stratégies mondiales communes représente une opportunité majeure de réduire la pauvreté à laquelle sont confrontées les communautés de planteurs de café.

“Lors de la deuxième Conférence mondiale sur le Café en septembre 2005, un groupe d’organisations de producteurs et leurs alliés, dont Oxfam, ont présenté à l’OIC et ses délégués la Charte de Salvador- la Déclaration de Salvador, qui met l’accent sur les effets continus de la crise du café qui touche les petits exploitants et travailleurs agricoles” a déclaré Lorenzo Castillo, directeur de la Junte nationale du café au Pérou et un des contributeurs de « Grounds for Change ». « L’OIC prête une oreille attentive à ce message provenant des producteurs, des coopératives et de nos partisans. Elle doit tirer profit de cette opportunité pour réduire la pauvreté à laquelle font face des millions de caféiculteurs à travers le monde ».

Les recommandations proposées dans le rapport de réformes Grounds for Change invitent  l’OIC à :
 

  1. Créer des forums au sein de l’OIC destinés à rendre la production de café plus durable.
  2. Assurer une représentation équitable des petites exploitants et des travailleurs agricoles aux côtés des entreprises du café.
  3. Créer des systèmes qui permettent à toutes les parties y compris les producteurs de café d’avoir un accès à l’information pertinente sur le secteur caféier.
  4. Faciliter des réponses bien documentées et coordonnées aux questions cruciales qui touchent les petits exploitants de café, à savoir : l’assistante technique, la gestion des risques et l’accès au crédit.

Les recommandations du rapport Grounds for Change arrivent à un moment critique. En effet,  la Charte d’exploitation de l’OIC, c’est-à-dire l’Accord international sur le café (AIC) viendra à expiration le 20 septembre 2007. Les débats actuels sur l’avenir de l’AIC offrent une opportunité historique de faire face à la crise actuelle qui touche les petits exploitants en apportant de l’aide aux chaînes d’approvisionnement de café durables. La prochaine réunion de l’OIC se tiendra à Londres du 22 au 25 mai 2006.

La crise du café a dévasté des communautés de producteurs de café dans le monde entier lorsque le prix du café sur le marché s’est effondré en 1999. Cette crise persiste encore aujourd’hui en dépit de l’augmentation du prix du café au cours de l’année dernière, prix qui ne cesse d’ailleurs de fluctuer.

La survie de plus de 25 millions de petits exploitants de café est tributaire de cette culture.. Cependant, les fluctuations du marché, assorties d’un accès inadéquat aux ressources financières et à l’information sur le marché du café, ont empêché des millions de familles rurales d’avoir des moyens de subsistance durables.

Les solutions à long terme doivent dépasser la question du prix et résoudre les questions liées à l’accès à l’information sur le marché, au crédit pour les producteurs, ainsi qu’à une plus grande représentation des caféiculteurs dans les débats internationaux - cette représentation devrait être comparable à celle des entreprises de café.

Téléchagez le rapport complet en anglais: “Des raisons de changer: Faire entendre la voix des petits producteurs dans le prochain Accord international sur le Café

Contacts

Pour toute information, contactez:
Helen DaSilva au +1-617-728-2409 (bureau) ou au +1-617-331-2984 (portable).