Le gouvernement britannique apporte une plus grande contribution à l’éducation dans les pays du Sud et d’autres pays du G8 ont r

Publié le : 10 Avril 2006

Mozambique (Maputo)- Aujourd’hui, au Mozambique, le gouvernement britannique annoncera qu’il consacrera 15 milliards de dollars pour une période de dix ans afin d’ assurer une éducation gratuite aux enfants les plus pauvres dans le monde. La Campagne Mondiale sur l’Education (GCE= Global Campaign for Education) se réjouit de cet engagement énormément significatif et demande aux autres pays riches d’apporter un financement à long terme pour 100 millions d’enfants dans le monde qui sont dépourvus d’éducation.

Mozambique (Maputo)-  Aujourd’hui, au Mozambique, le gouvernement britannique annoncera qu’il consacrera 15 milliards de dollars pour une période de dix ans afin d’ assurer une éducation gratuite aux enfants les plus pauvres dans le monde. La Campagne Mondiale sur l’Education (GCE= Global Campaign for Education) se réjouit de cet engagement énormément significatif et demande aux autres pays riches d’apporter un financement à long terme pour 100 millions d’enfants dans le monde qui sont dépourvus d’éducation.

En dépit de nombreuses promesses faites par les pays riches, l’aide destinée à l’éducation élémentaire dans les pays en voie de développement reste scandaleusement faible, elle s’estime à 2,6 milliards de dollars par an. Dix milliards de dollars de plus chaque année pour 2010 seraient nécessaires afin de s’assurer que chaque enfant suit un enseignement  primaire de qualité. En vue d’atteindre cet objectif, chaque pays du G8 doit apporter une part équitable en fonction du revenu national brut.

« Les pays du G8 ont déclaré à Gleneagles qu’ils feraient le nécessaire afin d’aider les pauvres du monde. Toutefois, ils consacrent de malheureuses sommes à l’éducation, l’une des voies les plus efficaces pour combattre la pauvreté», déclare Kailash Satyarthi, directeur du GCE. «  L’éducation pour tous par le biais de l’Initiative de procédure accélérée, devrait être le point central de tout effort pour faire face à cette crise et par conséquent, nous demandons au Royaume -Uni de montrer l’exemple en allouant un acompte important au FTI ( Fast Track Initiative =Initiative de procédure accélérée )».

L’un des problèmes majeurs qui touche les pays du Sud est un manque désespéré de professeurs compétents. Si chaque enfant doit avoir accès à une éducation gratuite de qualité pour 2015, on requiert au moins de 15 millions de professeurs en plus.

Prévoir l’aide est essentiel. Les pays du Sud ne peuvent pas établir un plan efficace sans savoir si la circulation de l’aide  sera sécurisée et récurrente. En particulier, il est essentiel qu’ils soient capables de payer aux professeurs un salaire décent et qu’ils soient sûrs de pouvoir se permettre de former et d’engager plus d’enseignants afin de faire face à la demande croissante.

Il s’agit plutôt d’un concept de base . En effet, les étudiants ont besoin d’enseignants et les enseignants ont besoin d’un salaire. A moins que les pays riches s’engagent à long terme dans l’aide à l’éducation, les pays du Sud continueront à souffrir du manque de professeurs formés. Nous ne briseront jamais le cycle de la pauvreté sans l’éducation et sans professeurs, l’éducation sera inexistante », déclare Max Lawson d’Oxfam, un partenaire fondateur dans le GCE.

Les pays riches ne sont pas les seuls à avoir du pain sur la planche. Le GCE invite également les pays du Sud à développer des projets solides d’éducation  à long terme et à s’engager à consacrer à l’éducation un pourcentage plus important de leur budgets.
“Les pays du Sud ont une responsabilité envers leurs enfants.  Des projets ambitieux d’éducation sur une période de dix ans doivent constituer leur première priorité. Ensemble, nous pouvons atteindre les Objectifs de Développement du Millénaire qui consistent à  donner un accès à l’éducation à tous les enfants du monde d’ici 2015 », déclare Marta Cumbi, présidente de la coalition du GCE au Mozambique.

Contacts

Taylor Thompson
Email: taylor.thompson@oxfaminternational.org
Téléphone: +1 202 321 2967