Le sort de 42 millions de Congolais dépend de la générosité des pays riches

Publié le : 13 Février 2006

Conférence des donateurs pour la République démocratique du Congo. Dans un nouveau rapport, rendu public aujourd’hui, Oxfam International demande aux pays riches, réunis à Bruxelles ce lundi 13 février, de répondre à la crise humanitaire et au manque de sécurité qui frappent la République démocratique du Congo (RDC).

Conférence des donateurs pour la République démocratique du Congo. Dans un nouveau rapport, rendu public aujourd’hui, Oxfam International demande aux pays riches, réunis à Bruxelles ce lundi 13 février, de répondre à la crise humanitaire et au manque de sécurité qui frappent la République démocratique du Congo (RDC).

Selon Oxfam, les pays donateurs, qui investissent à juste titre plus de 450 millions de dollars afin de soutenir le processus démocratique en vue des élections du 29 avril, devraient aussi répondre à l’appel de l’ONU qui demande 682 millions de dollars pour répondre aux besoins pressants de 42 millions de personnes.

« Les décisions qui seront prises lors de la Conférence des donateurs sont cruciales pour l’avenir de la RDC », déclare Thierry Dethier, responsable du plaidoyer humanitaire à Oxfam-Solidarité. « Le processus démocratique est vital à long terme mais, dans l’immédiat, il est impératif de fournir à des millions de personnes suffisamment de nourriture et d’eau pour survivre. »

« Nous savons que la Belgique contribue, depuis longtemps, au processus d’Appel de Fonds Coordonné (CAP) pour la République Démocratique du Congo. Le fait que le gouvernement fédéral ait proposé au Bureau de Coordination Humanitaire des Nations unies (OCHA) et à l’Union Européenne d’accueillir la conférence des donateurs au Palais d’Egmont est un signe que la Belgique va continuer à supporter ce processus durant l’année 2006. L’année passée, la Belgique a dépensé 10.7 millions de dollars. Nous devons reconnaître que la Belgique a déjà contribué plus que sa part. Néanmoins, nous espérons que dans le futur la contribution belge, ainsi que celles des autres pays donateurs, continuera à augmenter substantiellement », explique Stefaan Declercq, Secrétaire général d’Oxfam-Solidarité.

À l’heure actuelle, 1.200 personnes meurent chaque jour en RDC en raison d’un conflit qui, depuis 1998, a coûté 3,9 millions de vies. Le pays n’a pas d’infrastructure de base et la plupart des services y sont anéantis, y compris le système de santé qui est inapte à répondre à la colossale crise sanitaire. Les populations sont victimes de pénuries alimentaires et certaines régions, surtout dans l’est du pays, sont en proie à la malnutrition extrême.

Le conflit en RDC continue de faire des milliers de victimes en 2006, malgré les espoirs de paix qu’avait suscités la signature de l’Accord global et inclusif en 2003. Bien qu’un gouvernement ait alors été formé, les causes sous-jacentes du conflit n’ont pas été éradiquées.

Oxfam œuvre en RDC depuis les années 1960 et y fournit actuellement de l’aide d’urgence et de développement, y compris l’accès à l’eau, aux services de santé publique et plusieurs projets sociaux et économiques. Plus de 300.000 personnes bénéficient des programmes d’aide d’urgence, mises en place par Oxfam et ses partenaires.

Contacts

- Stefaan Declercq, Secrétaire général d’Oxfam-Solidarité Tél. 02-501 67 08 - gsm 0476-46 30 53 - stefaan.declercq (at) oxfamsol.be

- Thierry Dethier, responsable du plaidoyer humanitaire à Oxfam-Solidarité Tél. 02-501 6742 - gsm 0497/45.18.31 - thierry.dethier (at) oxfamsol.be

Pour des photos récentes (janvier 2006) : > Tineke D’haese, photographe chez Oxfam-Solidarité Tél. 02-501 67 23 — tineke.dhaese (at) oxfamsol.be