Angle mort

Les échecs continuels de la Banque mondiale et du FMI en matière d’évaluation réelle de l’impact de leurs conseils sur les personnes pauvres

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Publié le : 19 Septembre 2007

Il semble impossible que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) puissent donner des conseils aux pays en voie de développement sans considérer pleinement l’impact que ceux-ci pourraient avoir sur la vie des personnes pauvres. Pourtant, en dépit du fait que ces deux institutions ont une politique de longue date visant à assurer systématiquement une évaluation adéquate des conséquences probables des différentes actions politiques sur les personnes les plus pauvres, et en dépit de certains progrès récents du FMI, leurs échecs se répètent.

Les deux institutions devraient de toute urgence faire en sorte, avant de recommander une action, que les impacts d’une série d’options sur les personnes pauvres aient été examinés exhaustivement dans le cadre d’un processus mené par le pays. Les conclusions devraient également être discutées avec des parlementaires, des ONG, et d’autres groupements de citoyens. Ce faisant, les personnes affectées par une réforme, une politique ou un projet conseillés par la Banque mondiale ou le FMI seront capables d’exercer une influence sur la direction à prendre. Cela améliorera le processus politique, développera l’appropriation par le pays et augmentera les chances de succès de l’action.

Il est particulièrement important que ce thème soit discuté, à un moment où la Banque mondiale négocie de nouveaux fonds de donateurs. Ces derniers devraient insister pour que ces changements soient mis en œuvre afin de s’assurer que leur argent serve à réduire la pauvreté de manière durable et authentique.