La politique commerciale agricole des pays en voie de développement pendant leur décollage

Publié le : 20 juillet 2006

Le commerce agricole a toujours été l’un des sujets les plus sensibles sur le plan international. Les gouvernements du monde entier se sont longtemps montrés réticents à abandonner les instruments politiques leur permettant d’influer sur les prix du marché intérieur et d’augmenter les revenus.

La sécurité alimentaire est la raison la plus fréquemment évoquée pour justifier l’intervention des gouvernements dans le commerce agricole. En effet, si les prix du marché intérieur sont trop élevés, les consommateurs démunis ne peuvent plus acheter suffisamment de nourriture; mais s’ils ne le sont pas assez, les agriculteurs ne peuvent plus produire de nourriture en suffisance.

L’argument pour la sécurité alimentaire se révèle être plus prépondérant dans certains pays (par exemple, les pays en développement en proie à l’insécurité alimentaire) que dans d’autres (par exemple, les pays en grande partie développés et urbanisés).

Cette étude s’intéresse brièvement aux politiques agricoles et commerciales de six pays en voie de développement différents, chacun d’eux ayant joui de taux de croissance économique et de développement exceptionnellement élevés. Il s’agit de la Corée du Sud, de la Malaisie, de l’Indonésie, du Vietnam, du Chili et du Botswana. Leur expérience pourrait apporter plus de lumière sur la question: Dans quelle mesure les gouvernements devraient-ils maintenir leurs pouvoirs d’intervention ou, au contraire, les abandonner en faveur d’une libéralisation du marché ?