Un endroit où rester, un endroit où vivre

Publié le : 14 Décembre 2005

Le 26 décembre 2004, un tremblement de terre sur l’île indonésienne de Sumatra provoquait un tsunami qui déferla sur les côtes d’Indonésie, d’Inde, de Thaïlande, des Maldives, de Malaisie, de Birmanie, des Seychelles et de Somalie.

En l’espace de quelques heures, des vagues géantes dévastaient des milliers de kilomètres de côtes et la vie des communautés qui y vivaient. Le bilan réel des morts ne sera jamais connu, toutefois les estimations officielles indiquent qu’au moins 181.516 personnes ont trouvé la mort et que 49.936 autres ont disparu. Il s’agissait du pire désastre naturel depuis le typhon qui déferla sur le Pakistan oriental en 1970. Ajoutons qu’1,8 million3 de personnes ont été déplacées et installées dans des campements provisoires ou ont trouvé refuge au sein des communautés qui n’avaient pas été touchées. Ces derniers temps, un tel degré de destruction ne pouvait être causé que par la guerre, la famine ou des épidémies.

Au lendemain du 26 décembre, Oxfam International démarrait la plus vaste action humanitaire des 63 ans de son histoire. Dans les onze mois suivants, nous avons aidé plus de 1,8 million de personnes, utilisant les 278 millions de dollars qui nous avaient été donnés. Une fois passée la phase aiguë de l’urgence, nous nous sommes tournés vers la réhabilitation et la reconstruction. Cela inclut un grand nombre de secteurs : assurer l’approvisionnement en eau potable et en installations sanitaires, la reprise des moyens de subsistance, la réhabilitation des terres cultivables, la participation des femmes et des hommes dans la reconstruction de leurs vies et de leurs communautés. Le mot d’ordre a été « reconstruction plus », à savoir: chercher à aider les communautés pauvres à échapper à la pauvreté qui justement les avait rendues si vulnérables au désastre naturel. Néanmoins, l’une des activités principales a été - et continue d’être - la mise à disposition d’un logement.