Droit de Survivre

Publié le : 21 Avril 2009

 D’ici six ans, on prévoit que le nombre de personnes touchées par les crises climatiques augmentera de 54 pour cent pour atteindre 375 millions de personnes, menaçant d’accabler lourdement le système d’aide humanitaire.

Le monde doit modifier sa façon de fournir de l’aide de sorte que celle-ci s’ajoute à la capacité d’un pays à se préparer et à survivre aux événements futurs. Les gouvernements nationaux, aidés par la communauté internationale, doivent investir davantage dans la réduction du risque de catastrophe.

Une profonde reconversion de la manière dont le monde réagit face aux crises humanitaires est primordiale. Pour répondre à ces pressions croissantes, aggravées par la menace du changement climatique:

  • Nous avons besoin de $ 42 milliards de dollars de plus par an attribués à l'aide humanitaire pour satisfaire les besoins fondamentaux des populations, et $ 50 milliards par an pour aider les pays en développement à s'adapter aux effets du changement climatique.

  • Les pays riches, qui sont pour la plupart responsables du problème, doivent cesser de nuire en réduisant rapidement leurs émissions carbones et en aidant les pays vulnérables à s'adapter, en leur donnant plus d'argent et en leur apportant plus de soutien.

  • Les gouvernements nationaux et la communauté internationale doivent augmenter la qualité et la flexibilité de leurs aides. L'aide doit être fournie sur la base des besoins réels - et non liée à des intérêts politiques ou stratégiques, et ne doit pas favoriser un groupe par rapport à un autre ou encore des situations d'urgence hautement médiatisées.

  • Dans un souci d’éviter les potentielles conséquences dramatiques du changement climatique sur le plus long terme, les pays en développement doivent accorder une priorité plus grande aux réponses en situations d'urgence et à la réduction de la vulnérabilité des personnes touchées.