Haïti : de l'urgence au relèvement

Soutenir la bonne gouvernance en Haïti après le séisme

Publié le : 6 Janvier 2011

L'action humanitaire déployée en Haïti suite au tremblement de terre du 12 janvier 2010 a atteint une complexité quasi inégalée à ce jour. Pourtant, à l'approche du premier anniversaire de la catastrophe, l'État haïtien et la communauté internationale ont peu progressé sur le plan de la reconstruction.

Les autorités haïtiennes doivent faire preuve d'une direction stratégique plus forte et prendre des décisions en concordance avec les besoins les plus urgents de la population haïtienne.

Elles doivent lancer des projets d'infrastructures publiques synonymes d'embauches et de développement des compétences, inciter les familles à retourner dans leurs foyers ou allouer des terrains pour la construction de nouveaux logements et investir dans l'agriculture. Quant à la communauté internationale, elle doit redoubler d'efforts pour soutenir ces actions, en renforçant la capacité et la responsabilité des institutions haïtiennes.

Principales recommandations

Le nouvel État haïtien doit :

  • Faire preuve d'un réel leadership politique et agir de toute urgence pour la reconstruction du pays, notamment en développant un programme de travaux publics créant de l'emploi et participant au développement des compétences, en encourageant les familles sinistrées à regagner leur communauté ou à reconstruire dans des emplacements désignés, en mettant en oeuvre des programmes de protection sociale par le biais de programmes de transfert d'espèces et de microcrédit, par exemple, et en investissant dans l'agriculture et les entreprises haïtiennes ;
  • Mettre en place des mesures pour lutter contre la corruption, renforcer la responsabilité et accélérer la décentralisation du pouvoir vers les autorités locales. 

Les États donateurs, les Nations Unies et les ONG internationales doivent :

  • Travailler plus étroitement et plus efficacement avec les autorités haïtiennes afin de renforcer leur capacité et de rendre les ministères plus performants ; 
  • Pour les donateurs, débloquer les fonds promis lors de la Conférence de New York de mars 2010 et faire preuve de davantage de transparence quant aux promesses et aux versements. Ils doivent coopérer plus étroitement les uns avec les autres et harmoniser leurs politiques et leurs priorités ;
  • Pour les principaux acteurs, dont Bill Clinton, revoir immédiatement les missions de la CIRH et accélérer la réalisation de son mandat. 

Les autorités haïtiennes, les États donateurs, les Nations unies et les ONG internationales doivent :

  • Consulter, communiquer avec et impliquer activement les citoyens haïtiens dans la reconstruction de leur pays et s'assurer que les programmes de reconstruction répondent aux besoins les plus urgents. 

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