Derniers rapports07 Mai 2008Selon certains donateurs et gouvernements, les mécanismes d'assurance maladie peuvent permettre de combler les gaps de financement des soins de santé et bénéficier aux populations pauvres. Pour ceux qui ont les moyens d’y souscrire, cette méthode de financement de la santé a fait ses preuves ; mais pour le moment elle n’a pas permis de combler les gaps de financements des systèmes de santé ni d’améliorer l’accès à des soins de santé de qualité pour les populations les plus pauvres. Les donateurs et les gouvernements doivent se rendre à l'évidence et augmenter les fonds publics destinés au secteur de la santé. Sans un financement public adapté et une bonne gestion au niveau gouvernemental, les mécanismes d'assurance maladie risque de compromettre et non de contribuer à l’objectif d’accès équitable et universel aux soins de santé.
04 Décembre 2007Oxfam estime que l’adaptation au changement climatique dans les pays en développement coûtera au moins 50 milliards de dollars par an, et bien plus si les émissions mondiales de gaz à effet de serre ne sont pas réduites rapidement . Pourtant, les efforts internationaux de financement ont, jusqu’à ce jour, été médiocres. Depuis l’année où le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a émis de sérieux avertissements sur les impacts du changement climatique sur les pays en développement vulnérables, les pays riches et pollueurs n’ont augmenté que de 43 millions de dollars leur contribution au Fonds pour les pays les moins avancés (FPMA) afin de faire face à leurs besoins urgents d’adaptation. La somme promise ne s’élève qu’à 163 millions de dollars – soit moins de la moitié de l’investissement britannique dans des systèmes de refroidissement pour le métro londonien . Pire encore, seuls 67 millions de dollars ont été alloués au Fonds – ce qui représente moins de ce que les américains dépensent en lotion bronzante en un mois.
01 Novembre 2007La Commission Européenne a publié en janvier de cette année, sa "Feuille de route pour les sources d'énergie renouvelables", se proposant de fixer un objectif obligatoire minimal de 10% pour la part des biocarburants dans la consommation d'énergie de l'UE pour 2020.1 Cet objectif a donné lieu à une ruée vers l'or vert dans les pays du Sud, dont les populations vulnérables encourent le risque d'être expropriées de leurs terres, de se faire exploiter et de voir leur sécurité alimentaire se détériorer. Il est inacceptable que les ressortissants défavorisés des pays en développement fassent les frais des réductions d’émissions de l’UE. Afin de l’éviter, la Commission doit inclure des normes sociales dans le cadre général de son développement durable et créer des mécanismes avec lesquels il sera possible de revoir à la baisse cette cible des dix pour cent si elle s'avère contribuer à la destruction des moyens d’existence des populations vulnérables.
19 Octobre 2007Après deux décennies de négligence inexcusable, l’agriculture est de nouveau à l’ordre du jour. La publication par la Banque mondiale du « Rapport sur le développement dans le monde 2008 – L’agriculture au service du développement » (ci-après « le RDM »), le premier RDM sur l’agriculture depuis 1982, reflète ce regain d’intérêt pour le potentiel d’un secteur capable de réduire la pauvreté et l’inégalité rurales1. Le contexte a grandement changé. Comme le fait remarquer ce rapport, l’agriculture fait aujourd’hui face à de nouveaux défis : dégradation des ressources naturelles, changement climatique, libéralisation des marchés et de l’économie en général, émergence de nouveaux et puissants acteurs privés, développement de nouvelles technologies… Quel est donc le futur de l’agriculture?
11 Octobre 2007L’Afrique souffre énormément des conflits et de la violence armée. Outre la tragédie humaine qu’ils provoquent, les conflits armés coûtent environ 18 milliards de dollars par an à l’Afrique, mettant sérieusement à mal le développement.
Les armes les plus utilisées dans les conflits africains sont les fusils d’assaut Kalachnikov. La grande majorité de ces armes et de leurs munitions – environ 95% – proviennent de l’extérieur de l’Afrique.
Afin de protéger les vies humaines ainsi que les moyens d’existence, le Groupe d’experts gouvernementaux de l’ONU mis sur pied en 2008 pour travailler sur le Traité sur le commerce des armes doit assurer un progrès rapide vers un Traité solide et efficace. Tous les gouvernements ont un rôle à jouer pour assurer son succès.
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