Tendre la main aux communautés

Le prochain défi pour le maintien de la paix

Publié le : 22 Novembre 2010

Dans les pays ravagés par les conflits armés, les civils continuent à payer le prix fort des hostilités persistantes alors que, trop souvent, les gouvernements et les opérations internationales de maintien de la paix ne parviennent pas à empêcher les atrocités. Le travail des missions de maintien de la paix dans les régions touchées par les conflits, comme la République Démocratique du Congo et le Sud Soudan, montre qu'il est possible de faire plus, y compris malgré les contraintes existantes. Mais il faut faire bien davantage. Même si rien ne peut remplacer la volonté politique, les missions de maintien de la paix peuvent sauver des vies en allant plus efficacement vers les communautés qu'elles tentent de protéger.

Recommandations pour l'amélioration de la protection des civils

  • Les missions de maintien de la paix doivent impliquer les communautés dès les premières phases préparatoires du déploiement et continuer tout au long de la mission.
  • Les missions doivent veiller à ce que les différentes composantes de la mission (civile, militaire et de police) collaborent efficacement. Sur le terrain, le personnel civil doit avoir une expérience suffisante pour que sa contribution et ses recommandations soient prises en compte.
  • Les missions doivent élaborer des stratégies de communication publiques pour s'assurer que les communautés connaissent le rôle, les activités et les limites de la mission.
  • Le Conseil de sécurité des Nations Unies doit exiger des évaluations précises des résultats. Ces évaluations doivent se baser sur des indicateurs mesurables. La perception par les communautés de leur propre sécurité est une mesure essentielle pour évaluer comment les stratégies de protection efficaces sont et devraient être incorporées dans ces évaluations.
  • Le Conseil de sécurité des Nations Unies doit être prêt à fournir un appui politique solide pour permettre aux missions d'avoir accès aux communautés vulnérables et de remplir leur mandat de protection des civils.
  • Les États membres des Nations unies doivent allouer les ressources humaines et techniques suffisantes pour financer les mesures de protection des civils.
  • Le DOMP doit veiller à un recrutement approprié (en particulier de femmes), ainsi qu'à la formation et au déploiement de civils sur le terrain.
  • Les missions doivent veiller à ce que les outils et initiatives élaborés et/ou mis en oeuvre sur le terrain aient des objectifs clairs et prévoient des mécanismes pour mesurer l'impact, notamment par la concertation avec la communauté. Ceux-ci devraient être évalués, de façon à pouvoir être adaptés en conséquence à d'autres contextes pertinents.
  • Le DOMP doit institutionnaliser et systématiser les meilleures pratiques et veiller à ce que l'attribution des ressources nécessaires à cette fin se poursuive.