Un retard dangereux

Le coût d'une réponse tardive à des alertes précoces lors de la sécheresse de 2011 dans la Corne de l'Afrique

Publié le : 18 Janvier 2012
Auteur: 
Debbie Hillier, Conseillère en politiques humanitaires, Oxfam ; Benedict Dempsey, Conseillère en matière de plaidoyer humanitaire, Save the Children

Plus de 13 millions de personnes sont encore aujourd’hui touchées par la crise dans la Corne de l’Afrique. Malgré plusieurs signes avant-coureurs, apparus quelques mois plus tôt, aucune réponse suffisante n'a été apportée avant qu'il ne soit trop tard.

Ce document d'information, publié conjointement par Oxfam et Save the Children, étudie les facteurs qui ont laissé la sécheresse en Ethiopie, au Kénya, en Somalie et à Djibouti dégénérer en une crise alimentaire et en une crise des moyens de subsistance de grande ampleur, qui a plongé dans la souffrance des millions de personnes et a entraîné la mort de milliers d'autres. Tout en reconnaissant l'importance capitale du renforcement de la résilience des communautés, ce document s'intéresse principalement à la réponse du système international.

Principales recommandations

Les situations de sécheresse chronique doivent être abordées d'une façon nouvelle : il faut gérer les risques, pas les crises. Cela signifie que tous les acteurs – gouvernements nationaux, bailleurs de fonds, ONG et Nations unies doivent :

  • Agir de façon décisive à partir des informations fournies par les systèmes d'alerte précoce et non pas attendre la confirmation de la catastrophe avant d'intervenir ;
  • Intégrer la réduction des risques de sécheresse dans toutes les activités, afin de faire en sorte que les interventions de développement à
    long terme améliorent la résilience et s'adaptent à des contextes susceptibles d'évoluer ;
  • Modifier les structures organisationnelles, investir dans les populations et fournir des financements flexibles afin de faire tomber les séparations entre actions humanitaires et développement.
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