OMC: La rupture des négociations commerciales est une occasion manquée

“les pays en développement ont eu raison de lutter pour défendre leurs plus petits producteurs et assurer leur sécurité alimentaire”
Jeremy Hobbs
Directeur d’Oxfam International
Publié le : 29 juillet 2008

« C'est une déception importante. À un moment où les prix des denrées alimentaires et du carburant sont élevés et où les perspectives économiques globales sont incertaines, les personnes les plus pauvres du monde sont de plus en plus vulnérables. Un accord commercial décent aurait pu leur donner une chance d'éviter de voir leur situation s’empirer davantage. » a déclaré Jeremy Hobbs, directeur d’Oxfam International.

« Les pays riches auraient du faire preuve de leadership et s’accorder sur une réforme commerciale qui aurait réduit cette pauvreté. Au lieu de cela ils ont défendu leurs propres intérêts et ont exercé une pression intense sur les pays pauvres pour qu’ils fassent des concessions qui n'ont aucun lieu d’être dans un Cycle de développement.

« C'est, une fois encore, une occasion manquée pour une réforme commerciale dont les pays pauvres ont cruellement besoin et qu’on leur promet depuis si longtemps. Elle a été provoquée par l’échec des pays riches à tenir leurs promesses.

« Il serait indigne d’accuser les pays pauvres de cet échec. Si l'UE et les USA avaient fait des propositions significatives fidèles à leurs promesses, des progrès auraient pu avoir lieu. Au lieu de cela, ils ont exigé des concessions dures de la part des pays en développement en échange de réformes en grande partie illusoires et de flexibilités limitées. »

Les négociations se poursuivaient depuis plus d’une semaine. Il y a eu un certain nombre de problèmes controversés, dont notamment des détails sur ce que l’on appelle le mécanisme spécial de sauvegarde, conçu pour permettre aux pays pauvres de protéger leurs petits producteurs contre les afflux d’importations de produits agricoles subventionnés.

« Nous admirons la résolution des pays en développement qui ont tenu bon contre un mauvais accord et ont maintenu leur unité face à une contrainte injuste. Les offres sur l'agriculture des pays développés étaient insatisfaisantes et conditionnées a des concessions importantes en matière de commerce industriel. À un moment où les prix sont volatils, les pays en développement ont eu raison de lutter pour la flexibilité de défendre leurs plus petits producteurs et assurer leur sécurité alimentaire » a dit Hobbs.

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