Zimbabwe: la reconstruction doit commencer immédiatement

“Pas question de retarder les choses. La communauté internationale doit soutenir le nouveau gouvernement de coalition.”
Charles Abani
Directeur régional d’Oxfam pour l’Afrique australe
Publié le : 17 Septembre 2008

« Reconstruire l’économie brisée du Zimbabwe doit être une priorité pour la communauté internationale », a déclaré aujourd’hui Oxfam, en réaction à la nouvelle d’un accord de partage des pouvoirs.

« L’assistance doit être coordonnée et gérée avec prudence, pour que les institutions de l’État, déjà affaiblies, ne soient pas débordées. La société civile zimbabwéenne doit également être intégrée à un processus transparent. »

La population zimbabwéenne manque cruellement de nourriture, de soins médicaux, d’eau propre et d’installations sanitaires sûres. Le peu de nourriture disponible est trop chère pour la majorité de la population. Il est estimé que 3,8 millions de personnes devraient avoir besoin d’une aide alimentaire urgente d’ici le mois d’octobre. L’espérance de vie des femmes est de seulement 35 ans, et le taux de chômage atteint 85 %.

Il est essentiel d’investir dans l’agriculture. Les agriculteurs ont besoin d’engrais et de semences de toute urgence, afin de se préparer à la saison des plantations en novembre.

« La communauté internationale ne doit pas simplement envoyer de l’argent pour ce problème et ensuite partir en estimant le travail terminé. Le Zimbabwe a besoin d’un plan à long terme, à la fois fondé sur des partenariats et sur le partage des responsabilités, et soutenu par une aide prévisible et à long terme de la part des gouvernements internationaux », a déclaré Charles Abani.

« Il est également important que le gouvernement zimbabwéen tienne ses engagements en matière de reconstruction du pays. Pour garantir le succès de l’aide internationale, le gouvernement de coalition doit faire preuve de leadership dans ce processus de reconstruction. Il doit veiller à ce que l’aide humanitaire soit accessible de manière équitable et efficace, étendre l’espace opérationnel pour toutes les organisations de la société civile, et régler rapidement tout problème d’enregistrement en attente concernant les ONG », a ajouté Charles Abani.

« De nombreuses organisations locales et internationales souhaitant à nouveau aider les populations pauvres du Zimbabwe en sont toujours incapables car leur enregistrement est en attente. Les Zimbabwéens ont besoin d’aide. Aussi, dans l’intérêt de la population, nous appelons le nouveau gouvernement à faciliter ce processus d’enregistrement. »

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