“Des centaines de milliers de personnes vivent maintenant dans de meilleures conditions par rapport à leur situation d’avant le tsunami”
Barbara Stocking Conseil d’Administration du Fonds Tsunami d’Oxfam International
Oxfam International se prépare à clôturer son programme consacré au tsunami de l’océan Indien, à la fin de ce mois-ci – quatre ans après la catastrophe. Oxfam et ses organisations partenaires locales ont aidé 2,5 millions de personnes dans sept pays touchés par le tsunami, grâce au plus grand programme d’urgence de son histoire.
Dans un rapport publié aujourd’hui, Barbara Stocking – Présidente du Conseil d’Administration du Fonds Tsunami d’Oxfam International – explique : « Ce que nous avons accompli est stupéfiant. Des centaines de milliers de personnes vivent maintenant dans de meilleures conditions par rapport à leur situation d’avant le tsunami, grâce au généreux soutien du public, au dévouement et au travail assidu de notre personnel et de nos partenaires locaux, et aux efforts des communautés affectées pour reconstruire leur propre vie ».
Oxfam a reçu 294 millions de dollars de donations destinées à aider les personnes touchées – dont plus de 90 % provenant du public. Cette somme a été utilisée par exemple en Indonésie, où Oxfam fut la première agence internationale à fournir des logements aux survivants du tsunami à Aceh, construisant 1 566 maisons permanentes. Au Sri Lanka, l’agence d’aide internationale a contribué à ce que presque 170 000 personnes retrouvent leurs moyens de subsistance. Oxfam a aussi financé, parmi d’autres projets, la reconstruction de huit écoles secondaires touchées par le tsunami, fréquentées par environ 6 000 élèves chaque année. En Inde, Oxfam a contribué à ce que 660 000 personnes retrouvent leurs moyens de subsistance, et à créer des structures leur permettant de faire des économies.
« Les fonds que nous avons reçus nous ont permis non seulement de répondre aux besoins urgents des populations touchées par le tsunami, mais aussi de tenter de nous attaquer aux facteurs les ayant rendues vulnérables : en particulier, la pauvreté et l’impossibilité d’influer sur leur propre vie » dit Barbara Stocking.
Les activités d’Oxfam et de ses partenaires consistaient à fournir de l’eau propre et d’installations sanitaires en urgence aux personnes touchées par la catastrophe, à améliorer les moyens de subsistance de centaines de milliers de gens pauvres et déplacés – en particulier des femmes, et à construire des maisons permanentes pour mieux protéger les communautés contre des désastres futurs.
« Mais les résultats tangibles comme la construction de maisons et la distribution d’embarcations n’étaient que l’un des indicateurs des progrès réalisés » dit Barbara Stocking. « Les interventions moins concrètes sont tout aussi importantes : procurer aux populations un meilleur accès aux marchés pour leurs produits, des connaissances leur permettant de se protéger contre de futures catastrophes, ou la confiance en soi nécessaire lorsqu’il s’agit d’exiger de participer aux décisions les concernant ».
Oxfam espère que la réponse généreuse et rapide du monde aux ravages provoqués par le tsunami sera considérée comme un point de repère. Il y a des processus en place destinés à continuer à améliorer la coordination entre les agences internationales. Oxfam a pour sa part tiré de nombreuses leçons de la réponse au tsunami, qui ont déjà été appliquées pour des catastrophes ultérieures.
Le Fonds Tsunami d’Oxfam International a été établi en mars 2005, en tant qu’organisation caritative indépendante enregistrée au Royaume-Uni. Le fonds sera officiellement clôturé le 31 décembre 2008.
Oxfam a reçu 294 millions de dollars, dont plus de 90 % provenant du public. Moins de cinq pour cent du fonds ont été dépensés pour l’administration et la collecte de fonds. Le rapport de fin de programme du Fonds Tsunami d'Oxfam International peut être consulté à l’adresse :
http://www.oxfam.org/fr/emergencies/tsunami
En Indonésie (où Oxfam a dépensé 114,4 millions de dollars, soit 44 % des dépenses totales du programme) :
Au Sri Lanka (où Oxfam a dépensé 86,6 millions de dollars, soit 33 % des dépenses totales du programme) :
En Inde (où Oxfam a dépensé 45,2 millions de dollars, soit 17 % des dépenses totales du programme) :
En Indonésie, au Sri Lanka et en Inde, Oxfam a également financé le programme Green Coast, qui combine la réhabilitation de l’environnement, la remise en état des moyens de subsistance, et la réduction des risques liés aux catastrophes. Ce programme a directement aidé 106.000 personnes.
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