Urgence Syrie

Oxfam trouve de nouvelles solutions pour l'approvisionnement durable en eau à  Gereida

Il n'est pas facile de fournir de l'eau saine à  40 000 personnes chaque jour, surtout si ces personnes vivent dans un camp de déplacés à  Gereida, une petite ville dans le Darfour du sud, l'une des régions les plus retirées et inaccessibles du monde.

 Tomás Abella /OxfamIl n'est pas facile de fournir de l'eau saine à  40 000 personnes chaque jour, surtout si ces personnes vivent dans un camp de déplacés à  Gereida, une petite ville dans le Darfour du sud, l'une des régions les plus retirées et inaccessibles du monde.
Les spécialistes de l'eau et de l'hygiène publique d'Oxfam, ainsi que ses conseillers de santé publique, doivent prendre en considération bon nombre de facteurs différents afin d'assurer l'efficacité du système d'approvisionnement en eau : il faut mettre la tuyauterie en place, construire les réservoirs d'eau, tester la qualité de l'eau, et enfin, maintenir un coà»t aussi bas que possible.

Etre responsable

Chez Oxfam, nos donateurs paient nos factures : ce qui signifie que les membres de notre personnel travaillent toujours extrêmement dur pour assurer la transparence et la responsabilité de la faà§on dont ils dépensent l'argent que nous recevons.

Et tandis que nous essayons toujours d'investir des sommes considérables dans la réponse d'urgence si cela nous permet de sauver des vies, nos experts sur le terrain passent beaucoup de temps à  réfléchir et à  travailler à  la durabilité et à  la rentabilité de la gestion des systèmes d'eau.

Parvenir à  faire couler l'eau

« A Gereida, Oxfam pompe chaque jour 270 m³ d'eau qui sont ensuite redistribués aux familles déplacées », explique Sylvester Ingosi, ingénieur en santé publique.

« Au début, notre principal souci dans le camp de Gereida était de faire couler l'eau sur une ligne d'urgence. Mais à  présent, nous cherchons également comment améliorer le système pour atteindre, voire dépasser, les directives humanitaires comme les standards de SPHERE, et nous cherchons également comment abaisser nos dépenses courantes ».

« En ce moment, nous utilisons 12 bidons de diesel par mois pour alimenter la pompe à  eau, qui extrait de l'eau fraà®che à  140 mètres sous terre. Cette pompe amène l'eau dans un système de stockage à  environ deux kilomètres de la source et de là , nous devons utiliser d'autres pompes pour envoyer le flot dans notre système de distribution et nos 24 fontaines dans le camp. Nous avons posé plus de 4 kilomètres de tuyaux dans le camp pour que ce soit possible ».

« Non seulement le diesel utilisé pour la redistribution de l'eau coà»te cher, mais ce n'est pas non plus le moyen le plus fiable d'assurer le bon fonctionnement du système. Il serait difficile pour les habitants du camp d'acheter une grande quantité de fuel et de le transporter ici si l'équipe d'Oxfam ne pouvait se rendre sur le site ou devait soudainement évacuer pour des raisons de sécurité ».

Une solution plus durable

La solution que propose Sylvester pour stabiliser la situation est d'utiliser la gravité pour envoyer l'eau à  travers le camp.

« Si je construis une plate-forme d'environ deux ou trois mètres de haut et que j'y place le réservoir d'eau, l'eau s'écoulerait du système de stockage aux fontaines en n'utilisant rien d'autre que la force de gravité. Ce qui signifierait que nous n'aurions besoin de la pompe que pour extraire l'eau du sol, et nous économiserions ainsi au moins la moitié du coà»t du fuel ! »

« Ce système permettrait également de retirer du paysage les huit poches d'eau qui stockent actuellement l'eau avant qu'elle n'entre dans les fontaines. Nous économiserions ainsi sur l'équipement, et nous n'aurions plus besoin d'engager des gardes pour surveiller ces poches ».

Aider plus de gens

Avec un système plus simple, requérant moins de technologie, tel que celui-ci, Sylvester espère déléguer la majorité de la gestion de l'approvisionnement en eau à  son équipe constituée d'employés locaux.

Il a également un plan sur la faà§on de dépenser les fonds supplémentaires que cette amélioration pourrait libérer, ce que les donateurs soutiennent.

« Nombreuses sont les personnes qui vivent dans de petits villages entourant le camp et dans le camp et qui ont vu leurs sources d'eau détruites durant le conflit du Darfour. On a déjà  demandé à  Oxfam d'aider à  les réhabiliter dans des endroits où c'est sans danger. »

« Avec l'argent que nous pourrions économiser grâce à  ce nouveau système d'approvisionnement en eau, nous pourrions atteindre plus de personnes dans des zones encore plus retirées. Et de cette manière, nous continuons à  changer grandement la vie de ces personnes ».

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