Acquérir de nouvelles compétences

Avant le tsunami, la peinture en bâtiment était une activité essentiellement réservée aux hommes. Les occupations des femmes étaient restreintes au travail dans les rizières ou à  tenir une échoppe de rue. L'ampleur sans précédent atteinte par les travaux de construction à  Beuring In implique une demande importante en peintres compétents, ce qui crée des opportunités d'emplois rémunérés pour les femmes de cette localité.

 Mahmulia, 26 ans, peint les boiseries d'une nouvelle maison Oxfam. Elle aide sa famille grâce au salaire qu'elle reà§oit pour ce travail, permettant d'envoyer une de ses sÅ“urs à  l'école. Beurngin, près de Lhokseumawe, Province d'Aceh, Indonésie. Le t-shirt bleu marine de Mahmulia est tâché de jaune et ses cheveux de peinture brune. « C'est mon second jour comme peintre » dit-elle, d'un petit rire nerveux. Oxfam forme Mahmulia et 26 autres femmes à  peindre les nouvelles maisons en construction dans leur village, Beuring In, détruit par le tsunami.

Avant le tsunami, la peinture en bâtiment était une activité essentiellement réservée aux hommes. Les occupations des femmes étaient restreintes au travail dans les rizières ou à  tenir une échoppe de rue. L'ampleur sans précédent atteinte par les travaux de construction à  Beuring In implique une demande importante en peintres compétents, ce qui crée des opportunités d'emplois rémunérés pour les femmes de cette localité.

Ainy Fauziyah, d'Oxfam, explique :”Les femmes ont demandé si elles pouvaient peindre et nous avons dit oui. Dans cette zone, elles peindront 48 maisons durables construites par Oxfam. Chaque groupe de deux ou trois peintres est payé 350 000 roupies (35$US) par Oxfam ».

Aujourd'hui, Mahmulia peint le plafond d'une salle de séjour, quelques fenêtres et châssis de portes, en guise d'entraà®nement avant que le projet ne commence vraiment. On attend de ces femmes qu'elles peignent une maison par semaine en travaillant par petits groupes.

Avec tant de nouvelles habitations en construction, il est probable qu'elles auront du travail pour un bon petit bout de temps. Une fois que les maisons d'Oxfam seront terminées, Ainy projette de recommander ces femmes à  d'autres sociétés de construction dans la région.

Pour Oxfam, ce projet représente plus qu'une simple création d'emplois. Il s'agit aussi de femmes qui deviennent habilitées à  améliorer leurs vies et leurs communautés.

Mahmulia : « Je veux être l'égal des hommes et avoir des moyens identiques de gagner de l'argent. Je me marierai et aurai un enfant, et c'est bon de gagner de l'argent comme cela l'enfant ne doit pas attendre pour recevoir certaines choses qui viennent uniquement de son père».

Une autre peintre-stagiaire, Rusmiyati, 40 ans, voit son emploi comme une chance d'offrir à  ses enfants un enseignement convenable. Son fils aà®né, qui a 19 ans, a raté l'occasion de pousser ses études plus loin par manque d'argent, mais elle ne veut pas que cela arrive à  ses autres enfants : « J'espère qu'ils pourront aller à  l'université, avoir une bonne instruction et gagner correctement leur vie».

Rusmiyati déclare qu'elle gagnera plus d'argent en peignant plutôt qu'en travaillant dans les rizières ou en vendant du poisson. Ce facteur est crucial pour elle car elle doit élever sa famille toute seule, son mari étant décédé peu avant le tsunami.

Rusmiyati et Mahmulia ont choisi de travailler ensemble. Parées de leurs pots de peinture, leurs rouleaux, leurs échelles et leurs brosses (fournis par Oxfam), elles vont peindre des maisons durables d'un étage à  Beuring In et dans les environs.

Cette opportunité semble captiver ces femmes. « Avant je ne savais pas comment l'on peignait, et maintenant, je le sais », dit Mahmulia, encore victime d'un fou rire. « Je suis très contente de le faire».

Mais chaque travail a ses inconvénients. « J'ai mal au cou à  force de peindre ce plafond» ajoute-t-elle en grommelant.

Par Ian Woolverton

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