Agir ensemble ou chacun pour soi ?

Pourquoi la coopération internationale est cruciale pour la signature d’un accord sur le climat juste et équitable à Copenhague

Le changement climatique n’offrira pas de seconde chance à l’humanité. La signature d’un accord lors de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique organisée à Copenhague dans tout juste six mois pourrait ouvrir la voie à un accord international permettant de freiner les conséquences désastreuses du changement climatique. Tout retard ou échec pourrait entraîner un changement climatique effréné qui multipliera sans aucun doute les coûts d’adaptation, lesquels sont déjà largement supportés par les populations pauvres.

Les pays riches doivent en premier lieu réduire leurs émissions de gaz à effets de serres, et ce, le plus vite possible. Ces mesures doivent, pour chaque Etat, s’accompagner d’objectifs ambitieux basés sur leur responsabilité dans le changement climatique et sur leur capacité à y répondre. Une réduction drastique des émissions dans les pays riches est cruciale, mais la sécurité climatique dépend également des activités de coopération menées par les pays riches afin de financer une réduction majeure des émissions dans les pays en développement.

L’établissement d’un Mécanisme global d’atténuation et de financement pourrait aboutir à ces réductions, dans le respect des principes d’équité, tout en délivrant des gains tangibles en matière de développement  pour les plus pauvres. Cet accord doit être la pièce maitresse de l’accord de Copenhague de Décembre 2009. Une plus grande attention politique et un plus grand support sont également nécessaires pour que ce dernier soit développé à temps.

Les recommandations clefs de ce rapport:

  • Copenhague doit livrer un accord juste et satisfaisant : un accord qui contienne l’augmentation du réchauffement climatique aussi bas que possible, (en dessous de + 2 degrés),  et qui soit le reflet  de la responsabilité historique et de la capacité économique des pays développés.
  • Les pays riches doivent s’accorder sur le fait que chaque pays ait pour objectif une réduction de gaz à effets de serre de 40% ou plus en dessous des niveaux de 1990 d’ici à 2020. La plupart des réductions seront accomplies par des politiques nationales.
  • Une CCNUCC (Convention Cadre des Nations Unis sur le Changement Climatique) sur le Mécanisme global d’atténuation et de financement doit être établit.
  • Les pays riches doivent s’entendre pour accorder un financement suffisant  qui renforce les capacités d'adaptation, par le bias d’une CCNUCC sur le Mécanisme global d’atténuation et de financement.

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