Au-delà des clivages

Réformer la gouvernance mondiale sur la sécurité alimentaire

Les états sont légalement contraints à garantir le droit à l’alimentation pour tous. Pourtant, un milliard de personnes souffrent actuellement de la faim dans le monde et l’insécurité alimentaire affecte des millions d’autres personnes.

Le Sommet mondial de l’alimentation de 2009 offre une opportunité unique de mettre en place un système de gouvernance mondiale de la sécurité alimentaire permettant de concilier les visions et les intérêts divergents des organes politiques, financiers et techniques mondiaux. Les dirigeants doivent pour cela s’assurer de la participation active de l’ensemble des états et des organisations de la société civile représentant les populations les plus pauvres et les plus vulnérables. Lors de ce Sommet, ces mêmes dirigeants doivent cesser d’agir au nom d’intérêts nationaux et privés et s’engager pour la stabilité, la paix et la sécurité alimentaire dans le monde.

Recommandations

  • Renouveler l’engagement d’atteindre l’objectifs millénaire du développement n°1 (réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde d’ici 2015) et fixer un objectif global d’ éradication de la faim et la malnutrition dans un délai ambitieux et réaliste;
  • S’engager à mettre en place des plans d’action nationaux exhaustifs de lutte contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition;
  • Approuver la réforme du Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) afin qu’il devienne le principal pilier politique de la gouvernance mondiale de la sécurité alimentaire
  • S’assurer que les mécanismes de financement internationaux respectent les principes clés de la gouvernance et sont tenus informés par le CSA;
  • Demander au Secrétaire général des Nations Unies de diriger la coordination et le renforcement du système des Nations Unies en soutien à la gouvernance mondiale de la sécurité alimentaire